lundi 17 août 2009

Deux jours en trimaran avec Mathieu et Gildas

Parce qu'il n'y a pas que la Chine, dans la vie. Il y a aussi le bateau..

lundi 10 août 2009

Retour en occident

Je serai en Bretagne du 12 au 18 aout, en Suède du 19 au 25 (http://kerfenmer.blogspot.com/), à Paris du 26 au 1er septembre.. Je serai joignable sur mon numéro français habituel.

Bonne vacances au vacanciers (et à moa !!!), bon courage aux travailleurs.

jeudi 30 juillet 2009

Commentaire de Raph

Il est difficile de savoir où commencer pour décrire le Vietnam et le Cambodge, mais j'ai reçu instruction de faire court alors j'essaierai d'être aussi concis que possible ;)


Ces pays riches d'un passé ancien, énigmatique et parfois très mouvementé sont une étape obligée pour les globe-trotters en quête d'aventures que nous sommes. Nous avions peu lu avant de poser pied à terre, et c'est avec une certaine appréhension mais une excitation non dissimulée que nous sortions cœur battant de l'avion qui venait d'atterrir. Pour être honnête je m'attendais à découvrir les petits frères de la Chine, ce fut plus ou moins le cas...

Malgré les informations que l'on avait pu rassembler sur la période Khmers Rouges au Cambodge, l'évidence d'un passé sanglant récent fait facilement perdre pied au visiteur fraîchement débarqué. La "visite" de la prison S21 et celle de ce qu'était il y a encore quelques décennies le plus grand charnier humain que Pol(itical) Pot(ential) ait "construit", décontenance rapidement.
C'est en remontant plus loin dans le passé que l'on comprend le sourire bienveillant des habitants du Cambodge. En effet, bien que l'histoire récente du pays laisse à désirer, ce pays, riche d'une très ancienne civilisation de commerçants, a construit ce que je qualifierai, sans vergogne, de 8ème merveille du monde : Angkor. Ces temples, pour la plupart construits entre le 9ème et le 12ème siècle sont le symbole d'une puissance commerciale sans équivalence dans la région. Le Cambodge, avec son Histoire, ses tuktuk, ses boomboom café et ses enfants mendiants est l'image même d'un pays jadis prospère, transformé en enfer pendant la période de colonisation et de guerre froide, et qui essaie de relever la tête dans cette période de mondialisation et de développement économique que connait le Sud-est asiatique. Patrick en a suffisamment dit pour convaincre le visiteur de se rendre dans ce pays, aussi conclurai-je, pour le Cambodge, en disant qu'il symbolise la puissance en devenir de l'Asie tiers-mondiste.

Nous avions chacun de nous plus d'aprioris pour le Vietnam, fier de nos connaissances cinématographiques concernant le pays (Full Metal Jacket, Platoon, Apocalypse Now ou encore Good Morning Vietnam), nous imaginions le Vietnam comme une copie miniature de la République populaire de Chine, un pays fier de s'être libéré, grâce au communisme, de l'emprise capitaliste-esclavagiste étrangère. Sans caricaturer, et je parle sous le contrôle de mes 2 compagnons, on avait raison...
Je ne m'étendrai pas sur le coté touristique puisque Patrick s'en est chargé, mais je mettrai plutôt en avant les grosses différences de mentalités entre le Sud et le Nord du pays.
En effet, le sud est plus européanisé, sa "capitale" Ho Chi Minh est d'architecture occidentale, avec ses constructions coloniales, les vendeurs ambulants y ont la culture du business "respectueux", on ne crie pas, on discute, les gens y sont gentils et serviables et est bien sur, comme sa grande sœur Hanoi, l'une des capitales asiatiques du scooter.
Le Nord, lui, est plus sauvage, ayant subi la conquête communiste et la dur loi de l'homogénéisation de la société, les gens y sont moins ouvert qu'au sud, préférant percevoir l'étranger comme un moyen de se sortir de la misère plutôt que comme un visiteur venu découvrir les coutumes locales et qu'il faut aider. Le gros point positif a été la baie d'Halong qui ravie par sa beauté les cœurs les plus placides, c'est un spectacle de couleurs qui a du occuper l'imagination de nombre d'artistes, peintres et poètes de l'époque, un tableau vivant des merveilles que la nature peut produire.

Pour conclure, je dirais qu'il faut visiter ces 2 pays, tout en gardant en tête que les différences sont profondes et qu'il vaut mieux s'adapter rapidement aux coutumes qui dominent l'un et l'autre de ces pays. On va au Cambodge pour ses temples et pour faire connaissance avec une culture riche en patrimoine, on va au Vietnam du sud pour se délecter des raffinements de la culture Sud Asiatique et le Vietnam du Nord doit être réservé aux amoureux de la comtemplation.

Pour ma part, je retournerais à Angkor, à Ho Cho Minh et sur la baie d'Halong avec grand plaisir...
A vous de jouer ;)

mardi 28 juillet 2009

A glimpse of Southeast Asia

Les temples d’Angkor, symbole de la puissance des kmers au temps de leur apogée, le delta du Mekong, ses marchés flottants et ses ressources innombrables, les rizières à perte de vue, la chaos d’Ho Chi Minh, Hanoi et la baie d’Halong…

Voilà ce à quoi le programme nous destinait. Pourtant, si nous avons réussi à faire ce que nous souhaitions, cela n’a pas été sans surprise, et il nous a souvent été nécessaire de faire des ajustements de dernière minute. Vous allez me dire, là réside l’intérêt de ce type de voyage : un billet d’avion pour un point A, un billet d’avion depuis un point B, un guide Lonely Planet (ou le Routard, c’est selon), et vogue la galère.

Benoit nous est donc (fraichement ?!!) arrivé de Paris un vendredi matin. Après un court repos, une visite rapide au marché aux vêtements (il est arrivé avec une valise vide..) et quelques mesures pour un nouveau costard sur mesure, une soirée à la maison qui se termine ensuite dans différents bars de la ville au petit matin, nous partons pour Phnom Penh samedi en fin de matinée.

L’aventure commence donc. L’arrivée se fait dans un joyeux bordel, tard dans la nuit, alors que nous ne sommes pas encore tout à fait rodés à l’exercice. Une première impression : sourires omniprésents, jeunesse de la population (on ferait presque office de vieux sage) et simplicité. Voulant profiter de notre première nuit, nous partons en recherche d’un coin sympa, et sur les conseils d’un locaux, allons sur la rive est de la capitale. Après une bonne heure de déambulation, nous nous arrêtons dans un bar pour siroter notre première bière et marquer le coup de notre arrivée. Il s’avère que ce bar est un bar « rose ». Mouais… bon, je crois que l’on va aller se coucher, là…

Notre première journée nous permet de comprendre un peu mieux l’histoire récente du Cambodge et la tragédie qu’a traversé ce peuple avec la période Khmers rouges (http://fr.wikipedia.org/wiki/Khmers_rouges), responsables de l’un des plus importants génocides dans l’histoire de l’humanité. Un génocide sous couvert de communisme et de développement de l’homme nouveau, dirigé contre sa propre population (dont 20% n’y survivra pas).

Notre première étape nous emmène au musée national, puis vers Choeung Ek, dénommé Killing Fields, où ont été exécuté des dizaines de milliers de personnes, souvent suite à un passage par la prison de sécurité 21, anciennement Lycée, transformé depuis en musée et dont le nom Cambodgien signifie colline empoisonnée.. Cette dernière visite nous a littéralement glacé le sang, par l’horreur qu’elle décrit et dévoile, au travers du bâtiment lui-même, qui permet déjà de s’imaginer les conditions de vie dans lesquelles étaient parquées les « opposants » au régime (ils suffisaient que ces derniers portent des lunettes pour être considéré comme intellectuels, et donc comme ennemi du « peuple »), mais surtout par les centaines de témoignages rassemblés au musée : famille de prisonnier, gardien, famille de Khmer rouge, et rares survivants (moins d’une dizaine sur environ 20 000 prisonniers). Notre ressenti ? Une espèce de dégout pour la capacité de l’humain à toujours se diversifier dans l’horreur et la torture, l’élimination des éléments « déviants » et l’anéantissement de la pensée. Le pays, 30 ans après la chute du régime, paye encore le prix fort de l’anéantissement de toute une frange de sa population, et notamment ses élites (professeurs, médecins, artistes, scientifiques…). Je ne parle même pas des ravages liés au minage systématique des rizières (les Khmers rouges, à la chute du régime, pensaient pouvoir faire fléchir le nouveau pouvoir en empêchant les riziculteurs de réaliser leur tâche, et en affamant la population qu’ils étaient sensés vouloir représenter).

L’horreur de cette période contraste avec le sourire des cambodgiens. On sent, malgré tout, un optimisme, une joie de vivre assez saisissante, dans la rue, sur les marchés, aux alentours des habitations.

Après cette journée intense dans la capitale, il était temps de faire route vers Angkor, l’ancienne capitale du royaume Khmer.

Comment décrire Angkor sans être réducteur et en quelques lignes ? Angkor, classé au patrimoine de l’humanité, est une démonstration de l’art et de la maîtrise architecturale de l’époque (IXème siècle – XIVème siècle), probablement l’un des complexes les plus édifiants jamais construits par l’homme, comparable aux pyramides d’Egypte, aux temples Incas et Aztèques. Angkor Vat, bien sûr, le plus harmonieux, le plus majestueux, mais aussi Angkor Thom, qui regroupe une multitude de temples tous plus impressionnants les uns que les autres, et qui est entouré par une enceinte haute de 8 mètres, longue de 3km, et large d’autant. Cette enceinte était une véritable ville, ouverte grâce à 4 portes majestueuses gardées chacune par 54 soldats de pierre tenant dans leurs mains un serpent au dessus des douves protégeant l’enceinte. La Bayon, temple fabuleux de 49 tours représentant chacune les 4 vertues du bouddhisme (la sympathie, la pitié, l'humeur égale, l'égalité), ainsi que des scènes de l’histoire du royaume Khmer sur ses bas reliefs encerclant la totalité du temple. Banteay Srei, le plus fin, rendu célèbre notamment par Malraux qui y vola un bas relief. Ta Prohm, laissé plus ou moins à l’état sauvage, avec ses arbres encastré dans la pierre. J’en passe et j’en oublie, le site est constitué de plusieurs dizaines de temples, dont beaucoup sont, malgré le poids des ans, restés en bon état. D’autre sont laissés à l’abandon et permettent donc aux aventuriers en herbe de s’imaginer en Indiana Jones, à travers la végétation et les éboulements de pierre.

Angkor est LA fierté nationale, et on comprend facilement pourquoi. Cette région du monde, aujourd’hui considéré comme une région pauvre, était autrefois un centre rayonnant par sa maitrise architecturale, agricole (l’irrigation), et ses richesses. Elle nous rappelle également qu’une civilisation, malgré sa puissance et son aura, peut disparaître rapidement et sombrer dans l’anonymat (Angkor était perdu dans la jungle jusqu’en 1860, quand une expédition française a permis de retrouver sa trace et de lancer son exploration).

2 jours et demi de visite intense donc, qui se résument difficilement par des mots. Je vous invite à lire http://fr.wikipedia.org/wiki/Angkor (plus complet en Anglais) pour plus d’information. Je mettrai des photos à mon retour en France (Facebook, Picasa web et blogspot sont bloqués en Chine… J’en profite pour dire merci à Nath!!! C’est elle qui publie gentiment mes articles sur le blog). Notre visite dans la région de Siem Reap se termine par une visite d’un village flottant, qui ressemble plus, selon moi, à une escroquerie organisée par les autorités locales qu’à une véritable visite. Je n’en parlerai donc pas plus, et déconseille à quiconque se rendant au Cambodge de passer par les organismes publics pour réaliser ce type d’expédition. Au cours de ces trois jours, nous en avons profité pour découvrir un peu mieux la culture locale (même si Siem Reap est très tourné vers le tourisme), manger des plats tous plus excellents les uns que les autres : Amok, soupes diverses, sea food… et profiter des fameux oil massage dont vous a parlé Benoit. A ce propos, un moment magique : lorsque l’une de nos masseuses s’est mis à chanter d’une voix douce et légère, un chant traditionnel magnifique qui nous a littéralement transporté. Pocahontas n’aurait pas fait mieux (et oui, j’assume les anachronismes et autres erreurs géographiques).

Nous prenons ensuite un bus de nuit qui nous emmène à Phnom Penh, où nous attendons le jour se lever afin de prendre un nouveau bus, qui nous emmènera à un bateau pour la frontière, qui nous emmènera à un autre bateau, où nous rejoindrons Chao Doc, au Vietnam. Vous suivez ? C’est le fameux moment, où l’on a failli rester coincé au Cambodge, pour cause de passeport en mauvais état. Et d’esprit légèrement échauffé, aussi… Moralité de l’histoire : insulter le douanier qui est seul habilité à vous autoriser à passer la frontière n’est pas le meilleur moyen de passer ladite frontière. Une meilleure solution consiste en fait à glisser un billet de 5 dollars dans le passeport. On saura en faire bon usage et il saura effacer les traces d’usure de ce passeport, ainsi que les réticences de notre cher (cela aurait pu être pire) douanier.

Je pense que, malgré le peu de temps dont nous disposions (5 jours), nous avons réussi à nous faire un aperçu du Cambodge : nous nous sommes faits une idée de l’histoire moderne du pays, par la visite de sa capitale, ainsi que deux soirées très différentes l’une de l’autre, l’une dans les quartiers centraux et historiques, l’autre dans les quartiers backpacker où tout est permis (sexe, drogue et rock’n roll). Nous avons exploré Angkor et ses trésors et redécouvert la grandeur de l’empire Khmer. Nous avons visité un village flottant où nous était présentée une misère crasse, jetée en pâture par les autorités à nos appareils photos indiscrets.

Il faut être honnête, il n’en est pas allé de même pour le Vietnam. La visite du sud-Vietnam a été plus qu’agréable, malgré un temps moyen. Chau Doc d’abord, les marchés flottants ou les commerçants viennent faire leurs affaires, les habitations le long des rives du delta du Mékong, la piscine du 4 étoiles que l’on a investi « en douce », et Ho Chi Minh où nous avons retrouvé un pote toulousain, ainsi qu’un couple franco Allemand avec qui nous avions passé la frontière. Le delta du Mékong est impressionnant par la vie qui est présente partout. Ses eaux sont très poissonneuses, et les inondations régulières permettent aux terres d’être parmi les plus productives au monde. Notre guide, un vieux papy à l’accent à couper au couteau nous a permis de passer une super journée et d’en apprendre un peu plus sur la vie locale et l’histoire du pays. Ho Chi Minh nous a également beaucoup plu : une ville importante certes, mais avec un centre unique et identifié, facilement explorable à pied. J’avoue, je n’étais pas super chaud pour conduire un 2 roues, comme beaucoup le font au Vietnam, et une rencontre macabre sur l’une des routes Vietnamienne n’a fait que me conforter dans mon choix. Bref, passons.. Le 18 juillet, donc, était un jour particulier pour moi. Un jour où j’étais censé atteindre l’âge de la maturité, celui d’un tournant m’emmenant vers un second quart de siècle et la sagesse qui lui est normalement liée. Je crois donc, pour cette raison, que les photos liées à cette évènement (et surtout celle du lendemain) seront purement et simplement censurées, oubliées, jetées au fond d’un puit. Il faut dire aussi que ce soir là, j’ai voulu montrer que « moi jsuis pas une ptite b… », et que les plats épicés, j’en ai vu d’autres. Certes… J’ai pensé très fort à mon père et à sa venue à Mumbai il y a deux ans. Ces 4 jours où il est resté bloqué dans sa chambre d’hôtel. Inutile d’aller plus loin dans les détails.. La journée suivante, pour rejoindre Hanoi, et la baie d’Halong, a été un vrai calvaire. Ne me demandez pas comment je suis arrivé là bas, j’ai simplement subi cette journée. Merci à mes deux compagnons de route pour avoir pris le lead à ce moment. Dans le cas contraire je pense que je serai resté dans le sud Vietnam à attendre que cela aille mieux. Cela ressemble donc à cela l’entrée dans la sagesse..

Le Nord Vietnam ne nous a pas ouvert les bras de la meilleure façon possible, c’est le moins que l’on puisse dire. Les gens ne nous ont pas paru très sympathiques, nous semblaient malhonnêtes, annonçaient un prix, puis ne respectaient pas leur parole et profitait du fait que nous étions pieds et poings liés pour tirer avantage de la situation. Pas très souriant non plus. Le contraste avec le Cambodge et le sud Vietnam était assez saisissant. Malgré tout, nous avons pu profiter un peu de cet endroit magique qu’est la baie d’Halong. Le soleil est finalement revenu en fin de journée pour nous permettre de découvrir un paysage extraordinaire, mais la fatigue, la malhonnêteté de certains et le sentiment de n’être qu’un portefeuille avec un sac à dos, ont eu raison de notre bonne humeur. On retiendra quand même les grottes extraordinaires, d’une dimension incroyable et d’une beauté sans précédent.

Après tout cela, il était temps de retourner à Shanghai. Après une dernière arnaque à Hanoi, nous prenons l’avion et arrivons pour un repos bien mérité « à la maison ». Néanmoins, pas de grâce matinée le lendemain, puisque le soleil avait rendez vous avec la lune (hmm, quel poète !!!), pour une éclipse totale de 6 minutes, malheureusement un peu gâchée par le mauvais temps sur Shanghai. Néanmoins, il était impressionnant de voir ce paysage d’apocalypse, la luminosité diminuant très rapidement pour finalement disparaître complètement… La lumière revenant, il était temps pour moi de retourner au travail, pour Benoit de continuer à explorer la ville.

Pour ceux qui ont eu le courage d’aller jusqu’au bout, à bientôt sur ce blog ou ailleurs…

lundi 27 juillet 2009

Commentaires Chine – Ben

Avant de quitter notre Patrick national, il tenait à ce que je lui écrive un p’tit mot sur son blog pour résumer mon passage, partager ce qui m’a le plus surpris pdt mon séjour. Le communisme ayant tjrs cours en Chine, ce commentaire est bien évident passé sous le sceau de la censure (Kerfridéenne et non pas communiste pour une fois) et les lecteurs sont invités à lire attentivement entre les lignes…

Ce qui frappe le plus en vivant à Shanghai – hormis l’aura de mandolineur impressionnante dont jouit Patrick auprès de la population locale – c’est le décalage entre 2 sensations étranges. La sensation d’être en terrain connu (ville hyper occidentale genre New York, Building de 500m, des Mc Do, KFC a tous les coins de rue, architecture moderne, propreté…) et celle d’être un parfait étranger (écriture en chinois allez essayer de lire les panneaux ou un menu !, peu de gens parlent anglais donc barrière de la langue, différences culturelles…). Je ne me ss jamais senti à la fois aussi à l’aise dans une ville à l’étranger et aussi perdu, livré à soi-même. Exemple, vous marchez dans la rue. Cette rue c’est la même qu’à Paris dans les quartiers uppé (magasins, dior, gucci, louis vutton ah le starbuck + le Mc Do c’est bon je ss en terrain conquis). L’impression de maitriser l’environnement d’autant plus qu’ils ont traduit en anglais tous les noms de rue. Nickel je sais ou je suis et où je vais. Mais qd vous demandez votre chemin à un Chinois tout s’écroule : d’abord il faut tomber sur qq un qui comprenne un peu l’anglais. 1ere étape, pas la plus dure, on y arrive tjrs. Le problème c’est que qd ils ne savent pas ou ne comprennent pas, les chinois ne vous le diront pas. Ils vous donneront une mauvaise info plutôt que de ne rien dire (sans aucune malhonnêteté). Afin de ne pas « perdre la face » ils vous répondront n’importe quoi plutôt que de montrer qu’ils ne savent pas. Et pour en rajouter une couche, vous devez batailler avec les 5 différents tons chinois afin que le mec comprenne le nom de la rue que vous cherchez… Que du bonheur.

Dans la liste des trucs à faire en Chine (bon plants, mauvais plants confondus) je retiendrais : le coiffeur chinois qui parle pas un mot d’anglais, les oil body massages (le PIED !!!), la bouffe asiatique en général (thai, viet, cambodgienne, chinoise…), le tépaniaki (merci Raph), la piscine de Raph by night (re), le fake market (demander à Patrick de vous acheter des T-shirt à 20 kuais), aller boire une binouze en haut du décapsuleur après 12h de vol, entrer en tong dans le Hyatt 5 étoiles pour admirer la vue 500m plus haut, faire ABSOLUMENT le tour « Visit the Children » à Phnom Penh (pour l’adresse demander à Patrick ;-) ), acheter un T-shirt SAME SAME, dormir au « Boom boom Room Hostel » à Siem Reap, faire un massage-i, négocier au Fake market avec Raph, voyager avec le passeport de Raph (un vrai défi), aller en boite avec les chinois et les regarder danser, se baigner dans la piscine du Victoria Hotel de Chau Doc, prendre un tuk-tuk, faire de la moto au Vietnam… et j’en oublie.

PS : Pour toute demande d’informations complémentaires concernant ce paragraphe, s’adresser directement à Patrick : patrick_kerfriden@hotmail.com

Pour finir dépêchez vous de venir en Chine, il vous reste plus bcp de temps si vous voulez voyager avec Patrick : il peut plus voyager sans la clim, dans 2 ans ça en sera fini des Backpackers et des nuits dans les bus pourris, vous devrez vous taper les 3 étoiles ;-)

Zai Jian

mardi 23 juin 2009

Signal Blogspot perdu…

La Chine a bloqué l’accès récemment à différents sites sociaux, en raison notamment de l’anniversaire de différents évènements historiques qu’ils souhaitent passer sous silence. Du coup, je ne peux plus accéder à mon blog ni rédiger d’article. Raison pour laquelle je n’ai pas pu vous tenir au courant des dernières nouvelles, et pour laquelle les nouvelles par ce média se feront rares.

Néanmoins, ma boite mail reste accessible (héhé).

De mon côté, tout va bien, je viens d’en finir avec l’organisation d’un forum à Shanghai qui a rassemblé 77 entreprises, qui se sont rencontrées dans le cadre de rendez vous d’affaires de 20 minutes. Plus de 200 personnes présentes, 231 RDV formels organisés, et surtout la grande satisfaction pour notre équipe de joyeux lurons d’avoir réussi à relever un pari difficile. Sans oublier la soirée qui s’en est ensuivie, et qui nous a emmené jusqu’au petit matin, pour fêter dignement la fin d’une jolie petite aventure qui nous a tenu en haleine pendant de nombreuses semaines. Le retour à une vie plus « normale » se profile donc, avec notamment l’organisation de nos prochaines vacances, où l’on part à trois (Benoit et Raph pour ne pas les citer) direction Cambodge et Vietnam à la mi-juillet.
Enfin, je serai de retour en France à partir du 12 aout. Une semaine en Bretagne pour commencer, puis une en Suède, et, pour finir, une semaine à Paris, pour le boulot.
Pour ce qui est des plans futurs, pas mal d’incertitude.. Chine, France, ailleurs ? Il est encore un peu tôt pour prendre une décision, et elle ne dépend pas entièrement de mon bon vouloir.

N’hésitez pas à m’envoyer de vos nouvelles par mail, elles seront les bienvenues.
Je vous embrasse.

vendredi 17 avril 2009

Road trip sue les routes du Sichuan

Ca y est, je me suis lancé. Voyager dans les terres intérieures, jusqu'ici, me faisait peur. Il faut dire que mes craintes étaient justifiées: nous avons rencontré très peu de gens à même de communiquer en Anglais, ne serait-ce que pour baragouiner. Je vous laisse imaginer les difficultés pour nous diriger, trouver les bus, savoir à quel endroit descendre... Néanmoins, nous avons réussi à boucler notre programme, à aller partout où nous souhaitions aller, malgré bien des péripéties.

Où : Sichuan, région limitrophe du Tibet (grand comme 2 fois la France), du plus beau (Jiuzhaigou - Songpan) au plus sacré (EmeiShan - Leshan), en passant par le plus triste (route nord Sichuan - Épicentre du tremblement de terre), en terminant sur une touche de tendresse (Chengdu - Centre d'élevage des pandas).
Comment: 6 heures d'avion, 30 heures de bus (au bas mot), 6 heures de taxi, 8 heures à cheval, 15 minutes en téléphériques, 5 minutes dans une voiture de police, 8 minutes en Maglev, et des dizaines et des dizaines de kilomètres à pied, à l'horizontal comme en vertical.
Qui: Raphael, mon compagnon de route, et moi.

Jour 1 et 2:
Nous voulions commencer par un dépaysement total, loin de la ville et de son agitation. La réserve national de Jiuzhaigou, classée au patrimoine de l'UNESCO (de même que Emeishan et Leshan) était l'endroit rêvé pour nous changer les idées et nous mettre dans le bain de ce road trip. A 3100 mètres d'altitude, nous avons pris un bon bol d'air, et en sommes revenu des images plein la tête. Il faut dire que les couleurs au sein de ce parc sont tout simplement à couper le souffle. Mais les photos parlent d'elles même.





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L'histoire du jour, quand même, et qui nous tiendra en haleine pendant tout notre voyage, c'est la perte de mon passeport. Oui j'entends d'ici vos reproches et cris d'exclamation. Ne vous en faites pas, je me suis maudis comme il le fallait. Toujours est-il que ma jolie veste toute neuve achetée à Shanghai n'a pas été perdue pour tout le monde, puisqu'après avoir tenté de remuer ciel et terre, contacté tous les organismes du parc possible, il s'avère qu'ils n'ont jamais rien retrouvé, alors même que ma veste se trouvait dans l'un des endroits les plus fréquentés du parc. Passons...
Viens ensuite les soucis de mobilité.. Comment se rendre à Chengdu alors que nous avions déjà été contrôlé lors de notre arrivée à Jiuzhaigou ? Je ne parle même pas encore de prendre l'avion pour rentrer sur Shanghai. Le fil rouge de notre voyage se dessine... Après bien des déboires, nous finissons finalement à obtenir un certificat de perte par la police local qui nous précise quand même qu'il me faudra recommencer la procédure à Chengdu (capitale de la province) pour pouvoir continuer notre périple. Bien sur, tout ça se fait en Chinois... Je vous laisse imaginer, encore une fois..

Jour 3 et 4:
Nous partons donc, certificat en poche, vers Songpan, où nous attendent 2 jours de horse trekking vers les sources d'eau chaude de "...", en passant par des cols atteignant les 3800 mètres. Notre condition physique commence alors à être mise à l'épreuve. Il faut dire que les paysages nous ont coupé le souffle (et ce n'est pas qu'une image...). Nos deux guides ont été des plus sympathiques, un brin moqueur aussi quand le mal des montagnes a pointé le bout de son nez..

La nuit au refuge reste également un grand moment. Nos hôtes nous reçoivent dans un confort spartiate mais avec un large sourire, et surtout, avec un feu providentiel qui nous a aider à décongeler nos pieds... à 3400 mètres d'altitude, avec un sentiment qui m'a rappelé le mal de mer (vertige, nausée, perte de motivation, mal de tête..), nous nous couchons à même le sol, par un froid qui s'insinue partout, tant bien que mal emmitouflé dans nos "couvertures". Heureusement pour nous, Raphaël, après deux jours de nourriture Sichuanaise, était à même de nous procurer un peu de chaleur, et il s'est attaché à remplir cette mission tout au long de la nuit.
Une petite anecdote également qui nous a amusé: nos hôtes, en se présentant, ont distingué les Chinois des Tibétains. Comme s'ils y voyaient deux nationalités distinctes, très naturellement.





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Une fois de retour, sur notre camp de base, nous avons décidé d'y faire une pause, histoire de se remettre, et de prendre un peu notre temps. On y a trouvé l'un des meilleurs massages center.. Après ce trek, rien n'aurait pu en effet nous faire plus plaisir qu'une jolie tibétaine qui nous masse le corps de ces mains expertes.

Jour 5:
Nous nous sommes ensuite dirigé vers Chengdu, capitale du Sichuan donc, après un réveil à 5h30, par bus, à travers les routes tortueuses et défoncées du nord-Sichuan. 9h30 d'une riche traversée ou j'ai eu un sentiment étrange. Les photos écrasent certes la réalité, et il est difficile de vraiment ressentir les choses grâce à elles, mais elles donnent un aperçu.





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Un sentiment de tristesse d'abord, car les destructions sont vraiment massives. Dans certains coins, il ne reste pas une seule maison debout, pas un seul pont intact, et les routes sont en piteux états. Sur environ 200 kilomètres, on peut voir ce qui doit être l'un des plus gros chantiers à ciel ouvert au monde. Je n'ai jamais vu autant de bétonneuses, de briques, de camions de gravats circuler sur une route. Un sentiments de tristesse aussi parce que par endroit, on peut voir que les secousses ont été telles, qu'elle ont fait s'effondrer des pans entiers de montagnes, entrainant parfois avec eux une partie d'un village en contre-bas, telle une avalanche d'une puissance qu'un an après, on peut difficilement se représenter. Un sentiment étrange quand même, de voir la puissance chinoise en action, dans la reconstruction. C'est incroyable de voir toute une région se mettre en branle pour reconstruire ce qui a été perdu, trouver des situations d'urgence pour reloger ses millions de personne qui ont été jetées à la rue. Incroyable aussi de se dire que l'aide de l'étranger n'a quasiment pas été sollicitée, que ce pays a donc su se relever (même si cela est loin d'être terminé) par lui même. Même si évidemment il ne faut pas être dupe. La façon dont tout cela est géré échappe bien entendu à la transparence. Et peut être parfois également à la justice. Que penser de ceux dont la maison n'a pas été assez touchée et qui voient leurs voisins bénéficier d'une aide substantielle des autorités pour reconstruire le tout à neuf ? L'efficacité contre la transparence. Voilà bien le choix qui a été fait et que l'on pourrait élargir à ce pays dans son entier. Car la région met les moyens. On a vu notamment plusieurs tunnels en construction, des barrages, des ponts, qui n'existaient pas avant le séisme. Un sentiment étrange enfin car tout est reconstruit à l'identique, comme si un plan de reconstruction avait été décidé au plus haut niveau et que chaque maison devait répondre aux caractéristiques décidées en amont. Malgré ces 9heures et demi de trajet, je ne m'y suis pas ennuyé une seule seconde. Je dirais même que cela DEVAIT faire partie de ce trip.

Arrivé à Chengdu, notre permière mission a été de résoudre notre (mon) problème de passeport. Visite du consulat français d'abord, puis du BSP, ou bureau de sécurité publique. Notre présence dans ses locaux, comme vous pouvez vous en douter, s'est quelque peu éternisée. Après que Raphaël est haussé le ton (en fait qu'il est commencé à gueuler comme un putois sur l'abrutie de service qui ne voulait rien savoir et ne faisait que répéter en boucle la même chose, en gros, démmerdez vous..), le big boss est arrivé. C'est donc par son intervention auprès du directeur de la sécurité de l'aéroport de Chengdu et de ses propos rassurants que nous partons l'esprit tranquille, avec la quasi assurance que nous pourrons quitter la région. Direction EmeiShan donc, où nous trouvons alors le repos bien mérité.

Jour 6:
Mon compagnon a une grosse flemme (et il est vrai que c'est compréhensible). Nous partons donc "un peu tard" de notre hôtel, pour rejoindre le haut de l'une des 4 montagnes sacrées du bouddhisme chinois. Arrivé à son sommet vers 13h00, nous avions prévu d'en effectuer la descente dans l'après midi. Grosse grosse erreur. Si nous savions que nous avions besoin de beaucoup de temps, nous avons quand même eu tendance à surestimer nos capacités. Il faut dire, qu'entre le sommet à 2700 mètres d'altitude, et le premier point de bus, à 1000 mètres ou quelque chose comme cela, il y avait beaucoup, mais alors beaucoup... de marches. Qui descendent bien sûr, mais qui montent aussi. Et qui sont en nombres infinis. Je me suis amusé à faire un rapide calcul, et en estimant à 10 centimètre par marche, et à 30% de marches en montée, on a du faire environ 22000 marches en descente, 5000 en montée... Pour ceux qui connaissent, cela m'a fait penser au chemin que doit parcourir San Goku une fois dans le royaume des morts, pour rejoindre son nouveau maître d'armes. Pour ceux qui connaissent pas, Essayer de descendre 20 fois du deuxième étage de la tour Eiffel, et d'y monter 4 fois.
Toujours est-il qu'une fois en bas, nous avons enfin croisé des gens qui l'avaient réalisé (sinon, personne... tu m'étonnes). Eux étaient partis à 5h30 du matin... Je vous laisse imaginer l'état des troupes une fois en bas. Les crampes au mollet ont duré pendant plus d'une semaine. Et encore, si nous avions pu assister à quelque chose d'incroyable.. Pas de singe, un brouillard Normand (ils apprécieront) à ne pas y voir à 10 mètres, et personne... Des marches... toujours des marches... Il était grand temps d'aller retrouver notre Grand Bouddha, et de lui demander ce que nous avions bien pu faire pour mériter tout cela.





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Jour 7:
La fatigue commence à vraiment se faire sentir. Pas grave, on continue... On verra notre grand Bouddha, malgré les marches que l'on appréhende déjà. Il faut dire que ce matin, il a d'abord fallu descendre 3 marches pour sortir de l'hôtel et qu'elles nous ont tué. Bref, Leshan pour nous, c'était : Oh le beau bouddha, roo encore des marches, et.. j'ai mal aux mollets. Un très bon repas ce soir là, qui nous a redonné l'envie. Le problème c'est qu'après minuit, en dehors des quelques mégapoles chinoises, bah ya plue rien. Mais quand on dit rien, c'est rien. Retour à l'hôtel donc.. On avait dit road trip, ce sera road trip.

Jour 8:
Pour finir, les pandas, animal adulé s'il en est. C'est quand même étrange. Jamais je n'ai vu une espèce aussi inadaptée. Mignons ces pandas, certes. Mais complètement inadaptés: ils mangent des bambous mais ont des besoins énergétiques conséquents (on sait combien le bambou est énergétique), dorment dans les arbres, alors que leur dextérité n'est pas la plus merveilleusement développé dans le règne animal, et passent leur temps à dormir lorsqu'ils ont bien mangé.





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Bon, ils sont mignons, quand même...

Voilà, j'espère que ce long compte rendu vous aura donné envie de découvrir cette région. De mon côté, je pense que la prochaine région de Chine sera le Yunnan, en passant peut être par la route sichuan Tibet qui permet de passer par les routes les plus dangereuses (et aussi spectaculaires quand même) au monde. D'ici là, ce sera peut être un long silence...

jeudi 26 mars 2009

Le risque d'explosion sociale en Chine...

A lire...

http://toutsurlachine.blogspot.com/2009/03/une-bombe-retardement-en-chine-chang.html

vendredi 27 février 2009

Aventure et nouriture... Suite et fin ?

Suite à vos nombreux messages, où vous semblez vous inquiéter de la santé de ma chère tante, et après enquête, il semblerait qu'elle se porte plutôt bien...

Je tiens donc à rassurer tout ceux qui souhaiteraient éventuellement s'aventurer également dans ce genre d'expérience, non, pas besoin de prévoir le Smecta ou le sac en papier. Je sens que ça va réveiller des souvenirs tout ça...

Je vous embrasse.

mercredi 25 février 2009

Panne d'inspiration

Bonjour à tous,

Oui je sais, j'ai quelque peu délaissé mon blog ces derniers temps. C'est le coup de la panne quoi !!! Je vais bientôt partir histoire de sortir un peu de la pollution et du tumulte shanghaien. Un périple au fond de la jungle me semble bien approprié, avant que ne vienne la saison des pluies sur l'Asie du sud est. De là, j'espère vous ramener pleins de jolies photos et d'histoires nouvelles à vous raconter.
Sinon, je vais bien, la vie s'écoule maintenant à un rythme plus normal, j'ai désormais mes repères et je commence même à pouvoir baragouiner dans les restos, les taxis... pour se qui tourne autour de choses essentielles (manger, se déplacer...). je n'en suis pas encore à discuter de l'existentialisme et de son antithèse, ni de l'évolution de ces courants de pensée dans la deuxième moitié du XXème siècle dans les populations agraires et sédentaires du sud est asiatique...

Voilà, pas grand chose à dire si ce n'est un petit clin d'œil.. Il est reconnu que notre famille est une famille d'aventuriers téméraires n'ayant peur, ni de la nouveauté, ni des particularismes locaux. C'est dans ce cadre (et aussi un peu parce qu'elle y avait du boulot) que ma chère tante s'est retrouvée à Shanghai pendant quelques jours, avec cet esprit de conquête et cette soif de découverte qui nous animent tous. Poussée par son courage, elle m'invite donc à diner, afin de profiter des charmes exotiques et extrêmement variés de cette mégapole aux cuisines si différentes.
C'est après avoir passé en revue les différentes options qui se présentaient à elle, que son audace la pousse donc à m'inviter au bien nommé Papa Jone's, concurrent direct de Pizza Hut et de Domino's Pizza, 3ème chaine mondiale et l'un des leaders en Chine de la production... de pizza !!!

Sur cette touche un peu moqueuse, je tiens quand même à lui faire un gros bisous et lui dire que cela m'a fait grand plaisir de pouvoir partager ce diner avec elle à l'autre bout du monde.


PS: au final, nous nous sommes néanmoins "aventuré" dans un restaurant Chinois, et comme d'habitude, je n'ai aucune idée de ce que l'on a bien pu manger...

jeudi 22 janvier 2009

Périple Coréen...

La semaine passée a été un véritable marathon : 5 jours passés à Séoul, dont un week end qui nous a permis de visiter la ville, 2 jours à Pékin, et des rencontres pro à n’en plus finir. Et oui, pour ceux qui en douteraient héhé, oui je bosse, malgré mes voyages à répétition. Pour info, je n’ai pris que 4 jours de vacances depuis que je suis ici (et je rappelle qu’ici, les jours fériés à la française, ça existe pas puisque je suis le modèle Chinois) et que je me retrouve quand même à travailler en France alors même que la semaine du Nouvel An Chinois est une période de repos normalement. Ca c’est dit !!!
En fait, j’ai pris un jour le lundi pour profiter de notre déplacement à Séoul et ainsi avoir trois jours complets avec le week end et ainsi visiter la ville. On y a été accueilli par de charmantes Coréennes, qui nous ont guidé à travers la ville pendant tout notre périple. C’est toujours plus agréable et cela nous a permis de découvrir les recoins populaires de la ville, plus que les endroits où le touriste moyen y perd ses plumes. Merci à Jessica, l’amie de mon cher Boby, et à Kayoung, mon amie rencontrée lors de mon aventure indienne, ainsi qu’à « je ne sais plus comment qu’elle se nomme mais c’est très joli en Coréen » qui ont bien voulu nous servir de guide.
La Corée ne se laisse pas appréhender si facilement : très peu orientée tourisme, l’anglais y est peu présent, le nom des rues assez rare. Néanmoins, le métro est un exemple de simplicité et de clarté, et la population est toujours bien disposée à nous orienter dès lors que le petit Français moyen se retrouve un peu perdu. Nous avons notamment pu aller en téléphérique jusqu’au toit de Séoul, où les amoureux du pays se retrouvent pour cadenasser leur amour (voir photos), où nous avons pu prendre une sacrée gelée : il a fait jusqu’à -15° lors de notre périple, je vous laisse imaginer en plein vent et sur les hauteurs. Ma main y a d’ailleurs laissé des plumes puisque depuis, elle en a perdu de sa mobilité et de sa poigne. Ce qui veut dire que samedi matin, mon arrivée en France commence par une visite chez le médecin. Passons…
Nous sommes bien sûr allés dans le marché historique de la ville où l'on en a profité pour acheter des babioles et déambuler dans les allées commerçantes les plus connues. Et observer du coin de l’œil les jolies Coréennes, qui, même par -15°, n’hésitent pas à porter la petite jupette… Impressionnant. Nous sommes également parti nous réfugier à la chaleur du musée culturel de Séoul qui explique comment s’est formé le pays, l’origine de la langue et de l’alphabet (qui au contraire du Chinois, est un vrai alphabet… Oui, pour ceux qui ne le savent pas, à chaque mot en Chinois correspond un caractère spécifique. Si tu ne connais pas le caractère, tu ne comprends pas le mot. D’où le fait que je n’apprenne que le parlé. Ou le baragouiner, c’est comme chacun veut). Nous sommes également allés boire le Soju, alcool de riz traditionnel Coréen dans un quartier ultra animé de la capitale… Un grand moment… Surtout pour nos guides…





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On en a aussi profité pour manger comme jamais. Décidément je tombe amoureux de la nourriture asiatique. Il est vrai qu’un bon gros steak bien saignant avec du gros sel, une bonne sauce au poivre, accompagné d’un kilo de patates au beurre salé me fait rêver de temps en temps, mais quand même… Ici, manger c’est le pied !!!
J’oubliais… L’hébergement… Nous avons été logés dans notre premier 5 étoiles palaces pendant trois nuits, au frais du gouvernement Coréen. C’est pas beau ça ? On s’habituerait presque : les deux nuits que l’on a passé ensuite à Pékin dans notre 4 étoiles m’ont paru vraiment classiques…
Allez, je ne résiste pas à ce petit plaisir...



Le forum s’est conclu le dernier jour un diner de gala en présence du premier ministre, du ministre de l’économie et de diverses personnalités, et par une prestation d’un groupe de musique dont les seuls instruments étaient leurs couteaux. J’essaierai de mettre en ligne prochainement un extrait de leur prestation, mais c’était fabuleux.

Bon allez, c'est pas le tout, faut que je prépare ma valise, qui m'attend d'ailleurs au pied de mon lit.. La flemme de la ranger... Demain, je prend l'avion pour rentrer à la maison !!!

mardi 13 janvier 2009

Mon arrivée à Shanghai, avec un peu de retard...



J'en profite que je suis en Corée pour uploader mes vidéos (ça marche quand même beaucoup mieux qu'en Chine...). C'était donc mon premier jour, après une nuit (blanche) passée dans l'avion.
Et bientôt, des photos de notre périple à Séoul !!!

jeudi 8 janvier 2009

New Year’s eve in Malaysia

Lundi 29 décembre, n’étant toujours pas vraiment fixés ce que nous allions faire pour le nouvel an et les quelques jours de vacances qui s’ensuivaient, nous prenons la décision de partir en Malaisie, avec deux amis français. Bah oui, la Malaisie, on avait jamais vu, il parait qu’il y fait chaud et bon vivre… Alors pourquoi pas ? Le billet d’avion réservé, nous embarquons donc dès le mercredi 31 : réveil à 5h30, taxi vers la station ferroviaire qui nous emmène à Hangzhou, d’où nous décollons direction Kuala Lumpur. 5 heures de vol plus tard, nous prenons un bus qui nous emmène alors vers Chinatown où se trouve notre hôtel (en fait, plus une sorte d’auberge de jeunesse à 3€/nuit/personne). Le temps d’une bonne douche (il y règne une chaleur humide assez pesante..), nous prenons la direction du centre ville et des Petronas Twin Towers, pour arriver en temps en heure au feu d’artifice. Les vacances commencent…





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Pour être honnête, nous sommes allés de surprise en surprise pendant ce voyage. Il faut dire que le niveau de préparation était tel , qu’il nous était difficile de prévoir précisément un plan d’action bien ficelé. La première commence en fait dès l’avion : je sens que mes deux amis sont en réalité un peu plus que de simples amis… Et qu’ils ont semble-t-il légèrement omis de me préciser un tout petit détail avant de partir… Voyager peut être source de bien des découvertes, mais aussi de bien des désagréments. Tant pis, va falloir avaler la pilule et trouver sa place dans tout ça, sans faire de vague, en acceptant sans mot dire des situations par moment pour le moins inconfortables. Après tout, C LES VACANCES !!!
La première VRAIE surprise, c’est la gentillesse des habitants de cette péninsule : le sourire collé aux lèvres en permanence, prêts à aider, et qui ne s’empressent pas de plumer le premier touriste venu. Il faut dire aussi que notre choix de partir vers le sud du pays nous exposait un peu moins à ce genre de mésaventure. La partie la plus touristique se situe, en dehors de Malacca au sud, au nord ouest de l’ile, près de l’ile de Penang et à la frontière avec la Thaïlande. Le trop long trajet en bus nous en a dissuadé et nous sommes donc partis le 1er au matin, après (trop) peu de sommeil, vaille que vaille, vers les plages du sud ouest. Je n’ai aucune idée du nombre de bus que l’on a pu prendre dans cette semaine, mais cela devrait être assez intéressant de comptabiliser tout ça. Après s’être remis de notre réveillon, nous partons vers Malacca où nous avons passé l’une de nos meilleures journées : ancienne capitale, ancien bastion danois, portugais puis anglais, cette ville chargée d’histoire est aussi très sympathique à la nuit tombée pour son Night Market et l’animation qui y règne. La journée suivante aura été un peu moins glorieuse : arrivé sous la pluie dans une ile sacrée musulmane, on se dit alors que la nuit va être longue. Demi tour, direction un endroit tellement paumé que je n’arrive même plus à le retrouver sur les cartes… où l’on passera deux nuits d’affilée, un fait suffisamment rare pour être noté (en même temps, on s’est levé à 3h45 la dernière nuit pour partir vers l’aéroport…). Et pour le coup, c’était vraiment sympa : on a commencé par la visite du centre des tortues (un petite pensée pour Caroline pour ceux qui connaissent sa vie son œuvre), et avons ensuite rencontré un pécheur qui nous a emmené pour une virée dans son bateau. Il a été tellement étonné par notre chance (au moins 3 kilos retirés de l’eau), qu’il nous a ensuite proposé de repartir avec lui à la nuit tombé pour une deuxième séance. Pour la petite histoire, les poissons que l’on a péché ont été cuisinés par la femme de l’un des pécheurs à la manière locale. Je vous laisse imaginer le régal. Le repas a d’ailleurs été partagé avec nos pécheurs, un moment vraiment sympas donc, à plus de 10 000 kilomètres de chez nous, le tout en T-shirt et en tong.




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Alors voilà ce que je retiendrai de la Malaisie : Kuala Lumpur bien sûr, pour son aspect cosmopolite et ses richesses, Malacca, pour son histoire et son animation à la nuit tombée, nos pécheurs superstitieux pour leur bonne humeur et leur gentillesse… J’y reviendrai, mieux préparé cette fois, pour un treck dans la jungle, et une plongée avec les tortues du côté de Bornéo ou de Penang.
Si je ne l’ai pas déjà fait, je vous souhaite à tous une très belle année 2009, une bonne santé et vous dis à bientôt. Demain, je serai à Séoul, pour 3 jours de visite, puis 3 jours de conférence, avant de partir sur Pékin, pour deux jours de boulot, avant de revenir (épuisé) sur Shanghai. Je serai par ailleurs en France à partir du 24 janvier…
A bientôt !!!