jeudi 5 juillet 2007

Dirty Venise, suite

Voila les photos que l'on a pu prendre samedi dernier, je vous laisse apprécier...


















Sinon, j'ai entendu dire qu'il faisait moche en France :-)

lundi 2 juillet 2007

Dirty Venise

Ca y est, pour le coup on y est vraiment… Il ne s’arrête plus de pleuvoir. Que d’eau que d’eau !!! Mon immeuble s’est transformé samedi en une véritable île, entouré d’une eau d’une couleur douteuse. Après 24 heures de trombes d’eau, les pseudos systèmes d’évacuation d’eau sont débordés, les rivières prennent place au milieu des rues et la vie s’arrête quelques heures dans Mumbai… Les avions, les trains, les voitures, rickchas et autres motos se sont tues pendant quelques heures.
Samedi donc, après m’être réveillé, nous constatons dans l’appartement que nous n’avons plus d’électricité. Je décide néanmoins d’aller prendre une douche. Pas de bol, plus d’eau non plus. Beau paradoxe. Je check ma connexion Internet on sait jamais… Mouais, c pas beaucoup mieux. Le portable peut être… Non plus, le réseau de notre opérateur ne marche plus. Bon je retourne me coucher…

Deux heures plus tard, on se décide à sortir le bout de notre nez, histoire de pas rester toute la journée à rien faire dans l’appart sans lumière. Parapluie, équipement antimousson, sandale au pied, ça y est, on est prêt, c parti pour affronter un monde hostile. Après avoir traversé la rivière juste en face de mon immeuble, on se décide à prendre un rickshaws histoire de pas se payer tout le trajet sous la pluie battante. Pas de bol, il nous charge à mort (genre 5 fois le prix normal…) Bon, pas grave, on va marcher… de toute façon, trempé pour trempé, autant voir ce que ça donne dans les rues. On est quasi seul sur Linkin road, la vie semble s’être arrêtée. La rue qui nous emmène jusque dans notre restau est pleine d’eau. Nous marchons par moment dans plus de 40 centimètres d’eau. Finalement, notre dépit est vite remplacé par la dérision. On finit par s’éclabousser tels des enfants de 8 ans. On ira même jusqu’à taper du ballon avec des gamins qui jouent au foot (water polo ?)

La mousson à Mumbai (rebabtisé Mumhell, ou hellbay par nos soins), ca donne ca


Finalement, on rentre (trempé) à l’appart après deux trois heures passées à l’extérieur. Toujours pas d’électricité (ils ont du tout couper pour éviter des pannes plus sévères), ni d’eau (propre), encore moins de moyen de communication. On se met à bouquiner histoire de tuer le temps… la luminosité baisse encore… Bonne excuse pour une énième sieste…
20h30 : tout s’allume dans l’appartement. Bon ya toujours pas d’eau, Internet ne marche toujours pas, de même que les portables. Mais au moins on a la lumière… Dépité, Pablo me regarde et me fait : « I need a beer ». Comment refuser ?

lundi 11 juin 2007

Ptit village et culture indienne

Ce dernier mois a été très riche en évènement et émotion, malgré mon silence sur ce blog. Le temps passe de plus en plus vite, et j’en suis aujourd’hui à exactement 5 mois, soit plus de 150 jours passé dans ce pays. D’ici un peu plus d’un mois, dans 5 semaines exactement, je serai de retour en France…

J’en profite donc pour approfondir ma connaissance du pays, profiter de choses que l’on ne peut voir nul part ailleurs, essayer de comprendre et d’appréhender encore un peu plus cette culture qui nous semble si lointaine parfois. Cer derniers temps, j’ai donc assisté à une cérémonie de mariage, élément fédérateur la société indienne par excellence, marcher sur le feu, ou encore passer un week end au sein d’une petite communauté indienne, dans un petit village au fin fond du west maharastra, à plus de 4 heures de voiture de Mumbai, et à plus de 25 km de la première ville digne de ce nom. Je vais m’attarder sur ce dernier événement, qui m’a marqué comme rarement j’ai été marqué.

On pourrait parler d’une claque, de celles que l’on prend de temps en temps dans sa vie et qui fait vaciller les certitudes et nous amène à réfléchir quelques secondes à sa petite vie, et à la façon dont on la mène… Il est des moments ou l’on se retrouve face à la pauvreté et à la misère, mais ou l’on ferme les yeux. C’est ce que je m’applique à faire depuis que je suis à Mumbai, m’enfermant parfois dans cette bulle qui me permet de tenir. On voit sans voir, on "s'habitue" à envoyer péter les gosses de 3 ans qui portent des guenilles et font des pieds et des mains pour te soutirer trois roupies... Au bout d'un moment on ne se sent meme plus coupable de le faire, tellement cela s'avère fréquent (entre 10 et 20 fois par WE pour ma part). On regarde ailleurs, on fait comme tous les indiens de la classe moyenne, on les voit mais on ne les regarde pas et on fait comme s'ils n'existaient pas. Tout juste va-t-on s'offusquer un peu plus lorsque l'on va rencontrer un bossu tellement diforme qu'il ne peut meme pas se déplacer autrement qu'avec un espèce de skate improvisé. De toute manière, comme me l'a dit une fois l'un de mes "amis" indiens : Nan mais ca tu vois ce n'est pas la vrai Inde. Sauf que... Sauf que la plupart de ces gens qui vivent là ou c'est possible (dans la rue, sous les ponts au milieu des autoroutes), pour le plupart, viennent de la campagne avec pour espoir d'y trouver une vie meilleure, ceux dont les revenus de l'agriculture ne suffisaient plus à alimenter sa famille. Il devenait donc intéressant de voir, de toucher du bout des doigts ces difficultés...

Nous avons donc été invités, Pablo et moi, à nous rendre dans un ptit village afin d’y rencontrer les amis d’enfance et la famille de l’un de nos collègues de travail, et d’y visiter leur lieu de vie. Après quelques heures de voiture, je m’aperçois que mon collègue est un peu nerveux, il semble un peu inquiet, et en même temps très excité à l’idée d’arriver. Quand enfin nous arrivons, et alors que nous ne nous attendions en aucun cas à un tel accueil (Pablo et moi du moins), nous voyons que tout le village (du moins les hommes) se sont rassemblés à une centaine de mètres de l’entrée du village pour nous accueillir. Après avoir serré des dizaines et des dizaines de mains, un peu perdu au milieu de tout ce beau monde, un cortège d’accueil se met en place pour nous ouvrir la route jusqu’au village : Alors que deux hommes entament les percussions, les autres prennent le devant de la procession, sur deux lignes parallèles et se mettent à danser. 15 minutes plus tard, et alors que l’on n’en revient toujours pas, la procession arrive au centre du village, ou les femmes et les enfants nous attendent. C’est alors que toutes les femmes (je dis bien toutes) nous accueillent en nous appliquant diverses poudres sur notre front. Nous apprendrons par la suite que ce traitement est strictement réservé aux invités "de marque" et que nous sommes en fait les premiers étrangers à avoir jamais pénétré dans ce village...










C’est alors que nous prenons le chemin du temple, pour nous y recueillir. Puis, c’est le moment de réunir le conseil du village autour de la table d’honneur. On nous présente alors, expliquant aux villageois d’où l’on vient et qui nous sommes. C’est ainsi que s’engage la cérémonie de bienvenue ou l’on nous offre des fleurs, ainsi qu’une petite collation.
Vous pouvez déjà imaginer dans quel état l’on se trouve dans ce genre de situation. Si j’avais pu, je me serais caché sous ma chaise… Je vous laisse juste apprécier les photos qui parlent d’elles-mêmes.


















Les présentations étant faites, on nous explique alors la situation au village ainsi que ses difficultés : Le problème de l’eau, de chômage (les villageois ne peuvent réellement travailler leur terre que pendant la mousson), l’école (une seule salle, en ruine, avec un seul professeur pour toutes les classes d’age), les problèmes de corruption qui font que l’argent alloué par le gouvernement au village n’y parvient jamais.
Tout cela nous étant bien évidemment traduit par nos compagnons de route, les villageois ne parlant pas un mot d’hindi, encore mois d’anglais.
Finalement, après que notre collègue ait présenté ses projets pour dynamiser le village, et à leur demande, nous prenons la parole pour leurs dire nos sentiments : malgré les difficultés, nous y avons vu un peuple souriant, plutôt heureux (comme souvent dans ce genre de situation, ce qui nous renvoie, nous petits occidentaux gavés par la consommation à outrance érigée en mode de vie, à nos jérémiades et plaintes incessantes, pour un oui ou pour un non…), unis pour faire face aux difficultés, incroyablement solidaire. Eux n’ont pas oublié que le bonheur se trouvait avant tout dans l’amitié, la solidarité, la famille, la générosité. Mais se trouvent sacrifier par ces politiciens qui leurs confisquent le peu de chances qu’ils ont de se développer, d’accéder à l’eau, de reconstruire un toit correct pour l’école de leur village avant que la saison des pluies ne commence…

Voilà, j’en dirai pas plus, si ce n’est que cela m’a rappelé un certain jour de février 2004, ou mon couz Abdel m’avait fait visiter certains membres de sa famille marocaine. Un jour ou déjà, je m’étais senti misérable et ou j’avais compris que décidément, chez nous, il y a bien des choses que l’on a oubliés…

jeudi 10 mai 2007

Himalaya, Darjeeling, Népal, Mumbai, vu par les parents

Comme promis, après cette escapade au coeur de l'himalaya, les parents prennent leur plume et livrent leurs impressions...

- Aller "simple" Metz - Darjeeling Prendre le train à 15h50 pour arriver à Paris vers 19h30 (c'était avant la mise en service du TGV...)
- Nuit à Paris décoller le lendemain de Roissy à 10h00
- se poser à Mumbai (eh ! oui, Bombay a changé de nom) vers 23h00 avec un peu de retard Air France
- se rendre à l'hôtel (avec un taxi de l'hôtel fort agréablement prévu par notreTO - tour operator, Patrick) : 1/2 nuit à Mumbai
- décoller le lendemain de Mumbay à 08h00 vers Kolkotta (oui, Calcutta a changé de nom) pour deux heures de vol
- décoller de Kolkotta à 14h00 vers Bagdogra pour une heure de vol
- louer un véhicule avec chauffeur pour se rendre à Darjeeling en 3 heures (les talents de négociation sont appréciés)
- Arriver vers 19h30 à Darjeeling
- Rechercher l'hôtel choisi par notre TO et poser ses valises pour 4 nuits.


OUF! malgré de bonnes conditions, peu de retard, et une voiture offrant un"certain" confort !

"Slow & steady wins the race !"
ou Les routes dans le Bengale Ouest : un lieu de vie !

Entre Bagdogra et Siliguri (20 km ?) : la plaine. Nous sommes assaillis par le bruit, le grouillement des Indiens à pied, à bicyclette, en ricksha (tricycle avec chauffeur et 2 ou 3 places à louer - voire plus), en autoricksha (le même, motorisé et polluant), en voiture légère, plus importante, en jeep en... Tout au long de la route se succèdent "maisons" et "magasins", nous faisons le tour de quelques chèvres et vaches...

Après Siliguri : 70 km de montée ferme et régulière (ou sans relâche) pour atteindre l'altitude de 2100 m. Cette route est créée sur le flanc des montagnesqui constituent le contrefort de la chaîne himalayenne, soit des montagnes très abruptes, et les ravins de quelques (comme 2, mais plutôt 4, voire 6) centaines de mètres sont omniprésents. L'espace sur lequel se situe la route fait en moyenne 5 m de large, mais permet aussi au train qui parcourt Siliguri -Darjeeling d'escalader la montagne, en traversant environ 200 fois la route (qui envisage des passages à niveau ???). Cet espace est aussi le lieu de vie des villages que nous traversons : en général un village est constitué d'une rangée de maison côté ravin, et d'une autre côté montagne. Côté montagne un ou deux étages quand l'espace est un peu plus large que la moyenne ; côté ravin : un étage apparent côté route, mais soutenu par les pilotis dans la pente qui permettent de créer quelques étages en dessous (1 à 10 selon la pente). Les maisons sont petites, les magasins sont tout aussi collés à la route et donc, les courses se font sur la route, la vaisselle se fait sur la route, les travaux se font sur la route (ex : le béton pour les maisons en construction ou le goudron pour réparer les éboulements de la route) se font sur la route, les matériaux (pierres, rails, tuyaux...) sont entreposés sur la route, les animaux, les enfants... vivent sur la route. Il suffit au chauffeur de se faufiler dans ce chaos, avec patience et bonne humeur, en utilisant son klaxon. Le klaxon est d'ailleurs indispensable : pour saluer les passants ou les connaissances, pour signaler sa présence ou sa volonté de doubler à un autre conducteur (qui nous laisse alors passer : si ! si !), pour signaler une difficulté, etc... Et il suffit au touriste fraîchement débarqué de France de faire confiance à son chauffeur, qui a les mesures de son véhicule dans l’œil au cm près (en fait plutôt au 1/2 cm près) et frôle enfants comme ravins sans ciller, toujours en souriant et en discutant...

La route est abondamment égayée de nids de poule, la chaussée a tendance à s'écrouler de temps en temps, mais compte tenu de sa proximité avec le ravin,c'est bien normal. Elle sera réparée, un jour, alors pas besoin de signaler la difficulté. mais de nombreux panneaux de signalisation rappelle aux conducteurs que "go slow, sinking / congested area ahead" ou "Safety first, speed next".

Le couché du soleil s'observe autour de 18h15... et notre chauffeur économise (ou croit économiser) son carburant : au sous-régime observé depuis le début dela montée s'ajoute l'économie des feux de croisement, allumés uniquement à l'approche d'un autre véhicule au détour d'une épingle à cheveux.

Darjeeling, ses montagnes et ses plantations de thé
Darjeeling est une station grouillante de vie, un peu dépassée par l'afflux detouristes de toute l'Inde, de l'Asie, voire d'un peu plus loin. La circulation routière est quasi impossible, l'eau manque (mais la montagne en regorge, et la distribution se fait de façon anarchique par des milliers de conduits individuels et sources de fuites)... Mais charmante. La population est surtout d'origine tibétaine ou népalaise et regarde parfois de haut les "Indiens de la plaine", jugés bruyants et sans gêne. Il y fait bon : la température a varié entre 10 et 25 ° C.


Elle présente un grand nombre d'attractions. Celle que nous avons préféré : un trek d'une journée à la frontière du Népal entre 2400 m(village de Dotray) et 3070 m (sommet du Tonglu) et ferme de Tumling à 2980 m, en vue du 3° sommet de l'Himalaya, le Kangchendzonga, 8598 m. Des paysages dehautes montagnes françaises, avec une flore de moyenne montagne, du calme, des refuges de montagnes charmants et très propres, avec des hôtes accueillants, même s'ils ne parlaient pas anglais.Le guide est indispensable, pour parer le problème de la langue mais aussi parceque les cartes sont rares et particulièrement imprécises : les courbes de niveau sont rarement indiquées...









Le nôtre était Santosh Jamang - email : nickydoma@yahoo.com il a su répondre à notre demande, et s'est montré fort sympathique. Il organise aussi des journées rafting. C'est dit : nous y retournerons pour un trek de plusieurs jours. D'autant qu'il paraît que le temps est beaucoup plus clair au mois d'octobre et que l'on peutvoir les plus hauts sommets de la chaîne et y admirer des levers de soleil incomparables...

Nous avons aussi admiré les femmes cueillant le thé à flanc de montagne et la plantation Makaibari ( slg_rajah@sancharnet.in), qui exporte du thé de Darjeeling un peu partout en Europe (au cours de la visite nous avons reconnu un emballage "Monoprix"), et en particulier le thé argenté (uniquement les bourgeons de l'arbuste, triés à la main), vendus 400 € le kilo... La plantation était aux normes ISO 9001...










Mumbai, un sentiment partagé
A cette époque de l'année et pour un séjour de 2 nuits, un hôtel avec climatisation est indispensable. Et une sieste entre 12h et 15h fortement recommandée. Sur l'insistance de notre TO, nous avons pris le train (équivalent de notre RER) pour le rejoindre à la fin de sa journée de travail.
C'est effectivement une expérience : la densité humaine, les portes toujours ouvertes qui permettent dese tenir moitié dans le train, moitié à l'extérieur (places très convoitées car elles permettent un peu de fraîcheur, et évitent de rester coincé lorsque le moment de descendre est arrivé), les clients assis sur les toits des trains... Le train permet aussi un bon coup d’œil sur la ville, sa diversité et ses bidonvilles, que nous n'avons pas souhaité approcher de plus près. Sur 19 ou 24millions d'habitants (selon les informations disponibles), 9 millions vivraient dans ces espaces. Nous avons donc constaté la surpopulation, la pauvreté, vu les enfants mendiants, les familles dormant dans la rue, l'ignorance de toute base écologique.

Nous avons aussi constaté la gentillesse des habitants, leur désir de nous aider, leur sourire... Nous avons apprécié les marchés, le temple - cavehindouiste du VI° siècle sur l'île d'Elephanta, le port de pêche et sa criée, les "beaux quartiers".
En conclusion, Nous avons passé une semaine en Inde. Notre objectif était d'abord d'y rencontrer notre fils, exilé pendant 6 mois. C'est la seule justification d'un séjour aussi court...Le prochain (car il y aura un prochain) sera plus long, et évitera autant que faire se peut les grandes agglomérations. En plus de souvenirs d'ordre touristique, nous ramenons quelques éléments géopolitiques, culturels, idéologiques, et quelques inquiétudes. Mais nous avons aussi ramené des moulins à prières...

ce que nous avons aimé : la gentillesse et la patience des Indiens, la nourriture, la beauté des paysages de l'Himalaya, les repas dans les refuges de montagne, les couleurs de darjelling.

ce que nous avons moins aimé : devoir discuter les prix en permanence, la pollution à Mumbai, la chaleur étouffante, la tourista finale...

ce qui craint un maximum : le tableau électrique du marché de Bombay, indescriptible et qui pousserait au suicide nos préventionnistes et nos assureurs, un enchevêtrement impossible de fils électriques avec des branchements pirates et improbables sur du matériel désuet...

ce qui nous choque : l'extrême misère à Bombay qui cotoit le luxe le plus criant. L'absence totale de conscience écologique : comment continuer à trier ses déchets quant 1 milliard d'Indiens jètent tout à la mer...?

jeudi 26 avril 2007

Pour l'info

Ce WE, précisément samedi soir à 22H30, je me rendrai à l'aéroport pour y acceuillir... mes parents. Et oui, ils ont décidé de faire un ptit saut de quelques milliers de kilomètres pour venir me voir et se faire une idée de ce que l'on peut vivre en Inde. Histoire de leur en mettre plein la vue, direction donc Darjeeling, aux confins de la Chine, du Bhoutan, du Bangladesh et du népal... Mais ca ce sera pour le prochain post, avec les impressions des parents.

lundi 23 avril 2007

Une journée en particulier

Ici la carte de mon itinéraire (voir post suivant) dont le lien devrait lui normalement marcher...


Suite à une remarque de l’une de mes lectrices qui, à juste titre, me fait remarquer que mon blog est fortement édulcoré, je vais m’attacher à décrire plus précisément l’une de nos journées, celle que nous avons passé à Madurai.

5h50 du matin, descente du sleeper bus, la tête dans le c**, les yeux rougis par le manque de sommeil (dormir dans un bus n’est pas ce qu’il y a de plus reposant…). Les chauffeurs de rickchas nous harcèlent déjà par dizaine pour nous faire visiter la ville. Mais premier objectif pour nous, déposer nos sacs à dos bien encombrants et prendre un bon café qui nous remettra d’aplomb (pour moi ce sera trois). En regardant par la fenêtre, j’aperçois un éléphant qui s’approche. Oui, en plein milieu de la ville. Le patron, trop heureux de le voir près de son magasin, sort la bouffe, près de 10kilos de nourriture et envoie tout ça dans le gosier de l’animal. Un spectacle surréaliste en plein milieu d’une des artères principales de la ville. Finalement, nous convainquons le responsable de l’agence des government bus de nous laisser déposer nos sacs dans son agence. Nous allons pouvoir commencer notre périple…
Après une négociation serrée avec un rickchas, nous partons finalement à l’entrée du temple ou nous enlevons nos chaussures. Il est 7 heures du matin.
Après fouille au corps, nous entrons par la porte ouest, majestueuse. Après quelques minutes de marche, nous trouvons un gardien du temple trop heureux de nous voir débarquer, qui nous fait la causette pendant près de deux heures. Il nous explique qui sont représentés sur les portes et les édifices du temples : Ganesh, Shiva, sa femme. (si je me souviens bien, Ganesh en a eu pour sa part plus de 6000 dans sa vie…). Une conversation très intéressante qui mêle culture, histoire, bataille, et autres détails de la vie.
Nous partons ensuite pour le centre du temple. Une atmosphère dingue, à cent lieux de ce que nous pouvons trouver dans nos temples à nous. Les regards se font de plus en plus insistants au fur et à mesure que nous pénétrons dans le temple. Il faut dire que la plupart viennent ici comme pour un pèlerinage. On n’ose pas trop rentrer dans les bâtiments principaux. A raison, puisqu’un indien tout peint de la tête au pied nous explique que cette partie est réservée aux Hindous.
Finalement après trois heures de visite, nous apprenons que l’entrée du temple est payante pour les étrangers. Nous payons donc nos 50 roupies chacun alors même que nous allons bientôt en finir… C’est un des cotes de l’inde qui est le plus énervant, je crois. Un indien que j’ai d’ailleurs rencontré m’expliquait honnêtement que la plupart de ses compatriotes croient que tous les blancs ont une manne d’argent inépuisable.
Nous sortons du temple, déjà épuisé. Il commence à faire très chaud et l’on dégouline déjà (il n‘est pas encore 11 heures). Assailli de marchands de soies, de bijous et autres sculptures, nous nous réfugions dans un bar. Après quelques heures de flâneries dans les rues alentours (et quelques centaines d’invitation à rentrer dans les divers shops), nous nous dirigeons vers le bus station. La, on me charge environ 5 fois le prix normal (rickchas payé deux fois et deux fois le prix normal, service divers dont on ne sait pas ce qu’ils sont…) Bref, pas envie de me battre, je paie, résigné. Finalement le bus part. Avec une bonne heure et demi de retard sur le départ annoncé, mais il part. 5 heures après (durée initialement prévue : 4 heures), nous arrivons au pied de la montagne à gravir. C’est la que l’orage se met à se déchaîner. Honnêtement j’avais rarement vu cela. Une chute de température d’une bonne quinzaine de degré en l’espace de quelques minutes, et des trombes d’eau incroyable. Le driver du bus se croit dans un jeu vidéo, il accélère dans les lacets étroits qui monte vers Kumili ou les voitures n’ont pas même l’espace de se croiser… Silence dans le bus. On se demande si on va revoir nos mamans chéries. Finalement, on arrive, vivant. On attend 5 minutes, la pluie s’arrête. Le robinet vient de se fermer… Reste la rivière qui sert de route. On décide de marcher. On est trempée mais on s’en fout, il fait bon, on est vivant et de bonne humeur. On arrive finalement à notre hôtel vers les 8 heures et demi. Un cottage des plus mignons, tout en bois, avec vue directe sur le parc d’à coté. Un vrai ptit nid. C’est le luxe (pour 5euros par personne et par nuit). Bon l’eau chaude ne marche pas, l’électricité est coupée (orage oblige), mais on s’en fout, ya de l’eau, des serviettes, des bougies, des draps en soie et une moustiquaire. Que du bonheur. Ce soir, on va bien dormir…

Demain, levé à 8 heures, le trek nous attend dans la jungle…

South India: 10 days...

Après des centaines de mails de plaintes, d’insultes, et même de menaces de mort (non non, je n’exagère pas) après ces deux semaines et demi de silence, je me résigne finalement à votre volonté, celle de me voir raconter ma vie, une fois de plus…

J’ai profité de ces quelques temps pour visiter pas mal d’endroits, j’ai fais un peu mon trekkeur, le sac sur le dos, et la bouteille d’eau dans la main. Tout d’abord à Lonavla, pendant un WE, entre deux semaines d’un travail passionnant. Cette région est composée de hauts lieux guerriers vieux de plusieurs centaines d’années mêlées à nos maintenant fameuse caves Hindoues. Après trois heures de grimpette sous un soleil de plomb, et 4 litres d’eau plus tard, voilà ce que l’on pouvait observer…

Mais, la nouvelle importante, c’est ce voyage de 10 jours, à la découverte du sud de l’inde. Au départ de Mumbai, direction Chennai (ou Madras), base de départ pour une visite de l’état du Tamil Nadu, puis du Kerala…

Cela a donc été l’occasion de découvrir Mamalapuram (nous ne sommes restés que très peu de temps à Chennai, ville essentiellement moderne et poussiéreuse, sale et polluée comme on aime.), ville assez touristique ou l’on peut trouver quelques caves, mais surtout des temples plutôt impressionnants, ainsi qu’une « pierre », dont on ne sait pas comment elle tient en place, ni comment elle est arrivée là… C’est aussi le lieu ou les singes se retrouvent autour d’une bière bien fraîche pour se désaltérer… Un endroit fort agréable ou l’on peut trouver des restaurants et des hôtels des plus sympathiques, tout cela les pieds dans l’eau.










Puis, deux heures et demi de bus plus tard, direction Pondicherry, ou l’on a loué une moto histoire de pouvoir se déplacer un peu plus facilement (3 euros les 24 heures…). C’est d’ailleurs une expérience à part entière. Se faufiler entre les rick, les bus et autres chariots à bœufs requièrent des nerfs d’acier, voir un ptit brin de folie, tant les règles sont absentes, et la circulation, frénétique.
Ceci étant, c’est une ville qui m’a plu énormément dans le sens ou l’on peut y retrouver vraiment un petit bout de France. Les gens se comportent ici de manière différente et il y règne une atmosphère qui m’a beaucoup plus, par rapport à toutes les autres villes que j’ai pu visiter.
Après avoir plus ou moins régler mes problèmes d’argent (j’ai explosé les plafonds autorisés par ma banque après avoir notamment payé en cash pas mal de grosses sommes, ce qui m’a contraint de demander à des commerçants, moyennant commission, de me délivrer de petites sommes, en faisant semblant de leur acheter quelque chose, et cela, pendant toute la semaine…), direction Auroville ou l’on a pris un sacré coup de chaud. Cela pour deux raisons : le soleil d’abord, horriblement puissant ce jour là, et Auroville en lui-même.
Composée de 1700 habitants, et construite à l’origine par le philosophe indien Sri Aubodino et la francaise connue sous le nom de « the Mother », cette ville a le projet de faire l’unité des peuples par la méditation et la recherche du supra mental, censé être l’étape suprême de l’être humain. D’ou la construction d’une salle de méditation énorme qui contient le plus gros cristal du monde et diffuse lumière très particulière. Bref, un moment très étrange que l’on a pas développé plus que cela…
Si vous voulez plus d’info… http://www.pondichery.com/french/auroville/


Pour gagner du temps, départ vers Madurai, en sleeping bus, en fin de soirée. Madurai, dont le seul intérêt, mais pas des moindres, réside dans son temple, composé de plus d’un dizaine de tours entièrement sculptée et peinte, certaines atteignant 50 mètres de haut..

Nous ne sommes restés que quelques heures sur place, le temps de visiter ce temple et de réserver les billets de bus (et de se faire arnaquer au passage…). Puis, nous sommes parti vers le Kerala, appellé « God’s own country », rien que ça.
Nous y sommes arrivés sous un déluge impressionnant qui a transformé les routes en véritables torrents. Je vous avoue que je n’étais que moyennement rassuré dans le bus (pourri) qui nous conduisait dans les routes de montagne à vive alure, de nuit, sous la pluie, sans essuie glace et au taquet sur les routes défoncèes en serpentin qui permettent d'escalader cette montagne. Mais cela fait partie des charmes de l’inde…
Ca a été l’occasion de visiter le plus grand parc naturel du sud de l’inde, de voir des bébés nélephants, des bisons et plein d’autres choses superbes (meme des rosses naraignées pas belles, vilaines qui font peur et en plus vivent par centaines collées les unes aux autres.). Cela a aussi été l’occasion de se faire un véritable treck dans la jungle et de découvrir les joies des sangsues. Nos avons également passé 24 heures dans un houseboat au milieu des backwaters qui resteront un très beau souvenir. L’occasion aussi de découvrir Cochin, une ancienne cité coloniale portugaise pleine de charme.





















Bref, un voyage très sympa qui nous a permis de découvrir le sud de l’Inde et qui restera dans les mémoires…

samedi 31 mars 2007

A mes amis handicapés du clavier

Oui, les bretons, c'est à vous que je m'adresse. Après des débuts laborieux, où il vous a fallu près de 2 mois et demi à trouver mon blog, vous avez enfin réussi à voir un peu ce que ca donnait de ce côté ci de la planète. Donc après le Blog, passons maintenant au mail :-)
je vous laisse mon adresse ici, vous devez donc, pour m'envoyer un mail :
  • copier cette adresse : patrick_kerfridenàhotmail.com (surligner, puis clique droit et "copier")
  • ouvrir votre messagerie
  • créer un nouveau message
  • dans destinataire, cliquez sur clique droit et "coller"
  • remplacer le "à" de mon adresse par @ (alt Gr+à)
  • ca y est vous pouvez m'envoyer des mails

Bon, même si vous avez jamais été foutu d'utiliser un ordinateur, moi je vous aime comme ca les gars, et je voulais vous dire que vous me manquiez... à bientôt

Un WE d'enfer

Avec un peu de retard je poste ce message pour vous montrer un peu à quoi ressemble Goa, où j’ai passé 4 jours EXCELLENT. Au programme, soleil, cocotier, baignade, et autre dégustation de plats issus de la mer.
Nous avons donc commencé notre petit périple en nous arrêtant dans le sud de l’état à Palolem Beach. Pour vous planter le décors, imaginez vous une plage où l’on ne trouve pas grand monde, bordée de cocotier et autre palmiers et d’une eau à 28°… Oui je sais, dis comme ça, ça fout les boules !!!
Première mission après nous être levé, commandons notre petit déjeuner, de préférence consistant. En attendant, et histoire de se réveiller agréablement (aussi peut être pour éviter la douche :-) ), allons prendre notre premier bain de la journée… Ah, se prélasser comme cela quel bonheur… Ah, Diane m’appelle, mon petit déj m’attend. Je m’installe devant mon assiette (œufs bacon, et galette de pomme de terre) et devant mon jus de papaye, face à la mer. Une fois terminée, je crois que je vais me refaire une sieste… En attendant la prochaine baignade.


Bon c’est pas tout, 36 heures après notre arrivée, même si personne n’en a vraiment envie, il va falloir se bouger un peu histoire de remonter doucement vers le nord et des plages plus touristiques et plus animées… D'autant que d'autres visiteurs de pressent pour nous dégager du pub...

Photo réalisée sans trucage !!!

Direction Arjuna, donc,ses plages, ses cocotiers toujours, mais aussi ses boites de nuits et ses pubs.

Pour résumer, quatre jours de folie, et j’ai eu toutes les difficultés du monde à me résoudre à rentrer dans ma chère ville de Mumbai, pour y retrouver ses charmantes odeurs, ses magnifiques embouteillages et ce si agréable bruit permanent… Je vous avoue qu’en entrant dans la ville, et après avoir passé 4 jours en « dehors » de la civilisation, j’en suis tombé malade de voir mon nuage qui me sert d’atmosphère. Bref, j’y passerai bien de prochaines vacances, cette fois pour au moins deux semaines.
Oui, je vais essayer avant la fin de la semaine qui s’annonce de vous montrer des photos de Mumbai même, histoire d’essayer de vous montrer à quoi cela peut ressembler quand même.

mercredi 14 mars 2007

6 litres d'eau...

Ce dimanche, j'ai reussi l'exploi de boire pres de 6 litres d'eau a moi tout seul. Ouais 6 litres d'eau, sans meme aller une fois aux toilettes... C'est vous dire s'il commence a faire chaud et si les organismes souffrent. Bon il faut dire que l'on n'a pas ete bien malin: se faire un foot au beau milieu de l'apres midi n'est pas un luxe que l'on peut ici se permettre, meme si ce n'est que le debut de l'ete.
L'avantage, c'est que l'on elimine par definition un maximum. Ainsi, j'ai perdu pres de 4 kilos depuis mon arrivee ici, et cela continue a descendre, alors que je ne fais pas de reels efforts pour perdre du poids... et qu'en parallele je fais pas mal de sport pour me remuscler, suite a mon operation. Et moi d'imaginer que nous sommes encore dans la periode seche, donc celle ou l'on perd le moins.
A ceux qui, comme moi, ont un probleme de poids, je leur dis "venez en Inde, experimentez ce pays pendant 1 mois entre mars et juin" !!! Entre la chaleur, les vomissements et autres turistas (d'ailleurs a ce propos, mon bresilien me surnomme "l'estomac d'acier" pour ma capacite a manger tout et n'importe quoi sans avoir le moindre probleme quand lui est oblige de faire gaffe sous peine de sanction immediate des plus emmerdantes (desole pour ce vilain jeu de mot)), vous vous retrouverez vite aussi sec que le raisin (decidemment je suis en forme aujourd'hui...)
Avis aux amateurs...

samedi 10 mars 2007

Petite rectification...

Bon j'ai pu, depuis la dernière fois, me renseigner un peu sur ce qu'était ce fameux bhang, qui m'a tant retourné... En fait il s'agit d'un mélange de lait et autres substances avec des feuilles femelles de canabis, considéré comme une mixture sacrée en Inde... (on comprend mieux pourquoi)



Ici d'ailleurs, les vendeurs de bhangs ont pignon sur rue dans certains états indiens, nottamment dans le rajhastan...




G pu trouver quelques informations à propose de tout ca...

Le Bhang ou Vijay, (un mot qui signifie victoire mais aussi maîtrise) est une boisson sacrée consommée depuis des milliers d’années par les hindous. On trouve des références le concernant dans des textes datant d’avant l’ère chrétienne. A condition de ne pas s’overdoser (sinon c’est dodo jusqu'à demain, sans compter que le flip n’est peut-être pas loin), le Bhang permet de réaliser pleinement la dimension spirituelle du cannabis.

Ouais, moi je l'ai superbement bien réalisé, surtout au moment du réveil !!! Qui suis-je ? ou suis-je, qu'est-ce qui s'est passé ? Ou est ma maman ?

Les mentions de l’utilisation de chanvre et d’opium comme médicaments se trouvent à partir des 12ème et 13ème siècles. A.C., par exemple sous forme d’extrait de bhang. Les textes ayur-védiques de cette époque décrivent les propriétés, les vertus et les indications thérapeutiques des deux substances.

Le bhang (chanvre) est ingéré par toute la population, sous forme de boissons sucrées, au long de certaines fêtes religieuses importantes, par exemple lors du Holi ou du Shivaratri. Il est fort probable que le chanvre et l’opium aient été utilisés dans la médecine populaire de l’Inde depuis le 4ème siècle B.C.

80% de la population en Inde, surtout celle qui des régions agricoles, n’a pas accès à la médecine occidentale et dépend de la médecine ayur-védique et des hakim (médecins) Unani Tibbi.Le chanvre et l’opium sont souvent prescrits par ces médecins et ne peuvent pas tout simplement être rayés des prescriptions.Une couverture complète médicale telle qu’elle existe dans les pays occidentaux, n’est de loin pas en vue en Inde, et l’obligation de déclaration de chanvre et d’opium en tant qu’anesthésiants soumis à prescription ne serait pas favorable à la population.Jusqu’à nouvel ordre, les médecins ayur-védiques et Unani Tibbi "certifiés" dans cette tradition médicale peuvent, par conséquent, continuer à prescrire le chanvre et l’opium. Etant donné que les médecins indiens non examinés ne sont pas habilités à prescrire des médicaments figurant dans la pharmacopée indienne, tels que sédatifs, hypnotiques, anti-douleurs, antibiotiques etc., ils sont particulièrement dépendants de médicaments facilement accessibles, à base de chanvre et d’opium.Il n’y a pratiquement aucun risque de dépendance pour les patients, tant que le chanvre et l’opium sont utilisés comme médicaments.La problématique des aphrodisiaques à base de chanvre et d’opium, qui peuvent créer des dépendances, peut sans autre être couverte par la législation déjà en vigueur concernant les "préparations magiques", cosmétiques ou autres.Bien que l’utilisation de chanvre et d’opium par les Sadous, les Yogis et les Fakirs, du point de vue de la médecine occidentale, puisse être assimilée à un comportement de dépendance, elle prend ses racines dans une tradition religieuse millénaire et par là, elle est justifiée.

En ce qui concerne l'opium, j'ai pas encore testé... Peut etre au prochain festival :-)

Allez bisous et à plus tard !!!

jeudi 8 mars 2007

Holi festival

Bon après un ptit moment d’absence, je reprends mon clavier pour vous écrire un mot (d’un coup ça fait moins poétique je sais). Alors que certains s’éclatent en Australie a surfer, se faire payer des hôtels 5 étoiles et autres voyages en helico, moi j’en reste toujours a mon traditionnel rickchas pourris, a mes cafards dans l’appart (jvais peut entre me lancer dans l’élevage d’ailleurs) et a la pollution qui fait que je suis malade depuis maintenant 2 semaines. Non non, n’y voyez aucune envie ou quelconque jalousie… (Benoît si tu lis ce message… jte hais !!!).
De mon coté ça a été assez studieux ces derniers temps, même si j’essaie toujours d’en profiter un Max le WE (fo pas abuser non plus). En fait la semaine, la plupart du temps je suis tellement vané que je rentre en général directement a l’appart histoire de me reposer (toujours est il qu’il est déjà 10 heures quand je finis de diner. Avec en plus cette toux qui n’en finit pas, j’avoue que c pas la grande grande forme. Mais bon, je commence à en voir la fin, donc le moral revient…
Ce WE, c’était le festival holi… Ne me demandait pas a quoi cela correspond exactement, le seul truc que je sais c que ce WE la, tout est permis ou presque… Ca commence donc doucement le vendedi, ou je me suis retrouvé embarquer en boite (d’accord ils ont pas trop eu à insister…) pour commencer puis sur la plage pour finir dans un apart jusqu’au petit matin… Je me suis donc couché à 7h30 du matin, alors que l’un de mes collocs prenait son ptit dej pour aller bosser (héhé la classe). Le truc de fou, c que j’y ai rencontré, pendant la soirée, une fille qui me connaissait, une toulousaine apparemment dans la promo au-dessus de la mienne qui finissait ses études sur Mumbai. Fo imaginer la scène, moi en train de faire le con (ça jsuis sur que tout le monde l’a bien en visu…) et la vla ti pas qu’une demoiselle m’aborde et me fait “mais jte connais toi !!! t un toulousain, tu joues au rugby, nan ?” Truc de ouf, sérieux, tu te bars en Inde au fin fond de Bombay et t’arrives à retrouver des gens que tu connais… Le monde est bien petit parfois…
Bref, sans transition, le dimanche… La on entre au coeur du festival, qui commence réellement en fin de matinée pour se finir en fin d’après midi. Et la, mieux valait prévoir les vêtements degueu… En fait, le principe d’holi est assez simple, c la fête de la convivialité, de la bonne humeur et de l’extravagance pourrait-on dire. Tout le monde se jette des tonnes de couleurs a la tête, le but étant de finir le plus colorés possible. Nous étions, nous, conviés à une fête plus ou moins privées dans laquelle on trouvait de tout, des familles entières, de l’international comme des DJ. Avec ça, nourriture à volonté, alcool a volonté, et bhang a volonté. Ouais, moi non plus je connaissais pas… J’ai compris que le lendemain, lorsqu’au boulot, ma boss me demande si j’ai bu la veille des verres de “bhangs” Hmm Hmm, sûrement à cause de ma tête, parce que j’avoue j’étais dans un état proche du zombie. En fait, le bhang est une drogue proche de l’intoxication alimentaire,. On pourrait comparer ça aux champignons hallucinogènes. Ça se boit comme du ptit lait (avec koi c fabriqué d’ailleurs) et c très bon Sauf que l’effet est… dévastateur !!! Bref, j’ai bien mis deux jours a m’en remettre et je hais les indiens qui m’ont fais ce coup la… je soupçonne l’un de mes potes de m’avoir deliberement emmené la dedans… Bref, quoi qu’il en soit je me suis bien amuse, et g bien dormi le Dimanche soir ( endormi comme une souche à peine mes chaussures enlevées) Je vous laisse apprécie quelques photos de ce festival… Sur ce je vous dis à bientôt, sûrement après Goa !!!





























vendredi 23 février 2007

Voyage au coeur du Bouddhisme

Bon, chose promis, chose due… je prends un ptit moment sur mon boulot (ça tombe bien j’ai vraiment pas envie de bosser là J ) pour vous raconter ce ptit périple que l’on s’est organisé du coté d’Aurangabad, à l’est de Bombay…

Vendredi, 6 heures : la semaine de boulot se termine, nous partons directement, avec mon brésilien, direction le sud de Bombay, ou nous y retrouverons nos compagnons d’aventures et notre bus…
21h30 : après une bonne bière (histoire de se détendre un peu), nous montons dans le bus, et ce pour 8 heures de route…

Samedi 07h00 : nous arrivons sur Aurangabad, après en tout et pour tout 30 minutes de sommeil en ce qui me concerne…), il nous reste alors à trouver un hôtel pas trop cher pour poser nos affaires et surtout ne pas avoir à chercher à notre retour. Un guide nous propose d’organiser notre séjour, il a une voiture et de bonnes adresses. Après une bonne demi heure de négociation nous acceptons pour un prix somme toute assez raisonnable. Nous aurons donc une voiture pour ces deux jours, ce qui nous permettra de visiter plus d’endroit et surtout de ne pas trop se prendre la tête pour trouver un bus et des horaires toujours aussi flexibles…
Après avoir déposé nos affaires à l’hôtel, nous voilà parti pour Ajanta. Après deux heures et demi de route, une omelette à un prix exorbitant, le paiement du parking (en fonction du nombre de personnes dans la voitures…), du bus qui nous emmène jusqu’aux caves nous arrivons enfin devant nos premières caves Bouddhistes. C’est la que O surprise, nous apprenons que le prix de la visite pour les étrangers est 25 fois plus élevé que pour les indiens… Bref, paraît que c’est normal… Je verrai bien les réactions des gens dans Paris, si on leur disait que la visite de la tour Eiffel par des étrangers leur coûtait 25 fois le prix que nous l’on peut payer… Pour info, la visite du Taj Mahal, visite simple, coûte à elle seule 800Rs, cad près de 18 euros pour un étranger…
Ceci étant, le plaisir de voir et d’apprendre l’origine de ce courant de pensée devenu par la suite religion était au rendez-vous, d’autant que notre guide était intarissable sur le sujet… C’est assez incroyable en fait, ce que peuvent faire les gens au nom d’une religion… les caves sont toutes creusées, sculptées et peintes à même la roche… Certaine de ces caves ont sollicité des milliers d’homme pendant des dizaines d’années. Un travail de Titan accomplis depuis près de 2300 ans Vraiment, j’ai été bluffé.


















(Pour plus d’infos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ajantâ )
18h00 : nous rentrons à notre hôtel, épuisé, écrasé par le soleil de plomb de la journée et nos 4 heures de marche aux travers les escaliers et autres montagnes escaladées. Mais ravi. Et ravi de trouver une douche aussi… Même froide, après deux jours dans les transports et à marcher, elle fait plus que du bien. Et cette nuit nous allons pouvoir dormir…

Dimanche, 8h30 : Après quelques huit heures de sommeil dans un lit confortable, c reparti pour un tour. Après avoir avalé ma troisième ou quatrième omelette au Chili dna le WE, on repart direction Ellorâ, et ses caves jains et Hindous principalement. Ca a probablement été l’un des meilleurs moments que j’ai passé depuis que je suis en Inde : des paysages grandioses (mais quelques peu écrasés par les fotos ci dessous), pas trop de monde et un vrai voyage au cœur de la culture indienne. Le temple kailasa, dédié à Shiva, nous a tous scotché. Imaginez-vous un temple construit au travers la roche sur 100 mètres de long, 70 de large et 50 de haut : 200 000 tonnes de roches en moins … 7000 ouvriers pendant 150 ans ont été nécessaires à sa construction… Et sur toutes ses parois, des milliers de gravures, de sculptures, d’ornements…
Tout cela a proximité de cascades perdues qui doivent prendre tout leur sens lorsque vient la mousson…









(Pour plus d’infos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ellora )
Lundi matin, 06h30 : Le bus nous dépose à Bombay, pas le temps de rentrer à l'appart, fo déjà aller travailler. Une nouvelle semaine commence...
Ah oui j'oubliais... à ceux qui se demandent si je m'ennuie pas trop en Inde (si si Yen a...) que dire... bah qu'a part au boulot ou j'arrive a alimenter mon blog, g pas vraiment le temps de m'ennuyer... etr que j'ai eu le temps de lire 2 bouquins (principalement au début) et de regarder seulement deux films francais...
A la prochaine !!!