Les comparaisons paraissent parfois stupides… Cependant, mon expérience indienne me faisait forcément appréhender la chose : l’arrivée dans un pays que l’on ne connait pas, pour lequel on a signé un bail d’une durée assez importante est source d’appréhension. Je m’attendais donc au pire, à voir la misère partout, à proximité des richesses les plus criantes. Mieux vaut s’attendre au pire pour mieux se préparer…
Pour ceux qui se rappellent donc de mon premier jour à Bombay (ce qui ont la mémoire courte peuvent toujours aller aux premiers messages de ce blog héhé), mon arrivée ici a été au contraire des plus calmes. Tout d’abord mieux préparée. Je savais où j’allais aller, j’avais différents contacts sur place, et j’en connaissais probablement un peu plus sur la Chine que sur l’Inde. La comparaison stupide, donc… Alors que mon arrivée à l’aéroport de Mumbai s’est faite dans un chaos indescriptible (tant pis jme lance : nuage de pollution incroyable, atmosphère irrespirable, taux d'humidité proche des 100%, cohue dantesque de taxi drivers, mendiants et autre lépreux, qui tous m’agressent, me tirent sur la chemise, m’oppressent), l’arrivée à Shanghai se fait dans un aéroport tout ce qu’il y a de plus moderne, propre, dont les indications sont écrites en Anglais, desservi par des transports en commun derniers cris qui vous jettent à la figure toute la puissance Chinoise. A mon arrivée donc, Mick, mon pote Breton expatrié lui aussi, devait me retrouver à la descente du Maglev, le train à sustentation magnétique qui relie l’aéroport international au centre ville de Shanghai à vitesse raisonnable (60kilomètres en 8 minutes).
Le côté étrange de la chose pour nous, c’est le nombre de policier qui sillonne la ville comme l’aéroport. Une présence permanente du pouvoir Chinois qui surveille que tout se passe pour le mieux. Le côté comique, c’est quand ces policiers se mettent au garde à vous au départ du Maglev. A ce propos, une remarque que j’espère pouvoir développer un peu plus lorsque je comprendrai mieux comment fonctionne ce pays. La ville est un chantier permanent. Les plans de métro doivent être actualisé tous les mois. Les vieilles cahutes sont remplacées par des tours ultra modernes (en tout cas, elles le paraissent, mais ça aussi ce sera le sujet d’un prochain billet), et les quartiers populaires du centre de Shanghai sont peu à peu remplacés par des centre commerciaux et financiers à la pointe. Et chose étonnante, les expropriés (qui se comptent donc par dizaine de milliers) sont relogés un peu plus loin de la ville, dans des bâtiments souvent neufs, avec l’aide public. Ces gens n’auraient en effet pas les moyens de se reloger. Cela permet donc d’éviter à ces gens de se retrouver dans la rue, et de créer des sources de conflits supplémentaires. Sans trop rentrer dans les détails, cela démontre un certain état d’esprit. Peut être une crainte également. Les inégalités que créent nécessairement une croissance à deux chiffres créent forcément des rancœurs, qu’il faut savoir « contrôler ».
Fin de la parenthèse. Comme vous le voyez, les points de comparaison sont très peu nombreux. Ce qui frappe, quand même c'est cette vitesse à laquelle la ville vit sous nos yeux. Cette adaptabilité aussi, frappante lorsqu'on la compare avec nos pratiques européennes. Et cet aveuglement que l'on a nous, en France... Ce pays est en train de s'enrichir à une vitesse... là où la comparaison avec l'Inde serait judicieuse finalement, c'est sur ce point : le Chinois veut réussir, il veut bosser, il est prêt à tout pour s'en sortir. Sans porter trop le jugement, cela mérite quelques réflexions sur nos plaintes incessantes, encore une fois. Pour la petite histoire, et aussi dans le but de briser quelques lieu communs.. On estime à 100 millions le nombre de Chinois ayant atteint un niveau de vie équivalent à celui d'un cadre francais...
Lundi Pékin, Mardi Shanghai, mercredi Nankin, jeudi Shenzen, vendredi Hong Kong (j’ai finalement réussi à obtenir un passeport temporaire qui me permet de réaliser les démarches administratives pour le working permit et le resident permit à temps). Tournée des architectes Chinois et véritable commencement de ma mission ici. Une tournée au pas de charge qui devrait donc se terminer sur les plages de Hong Kong, histoire aussi de me réchauffer un peu les orteils et de me reposer après cette semaine de fou qui s’annonce.
Pour la bande des mandolineurs, sachez que je suis allé en boite hier, et j’étais le seul européen. Génial !!! Sauf que je crois que je plais beaucoup trop aux homosexuels au regard bridé. Voilà, vous pouvez vous marrer, c’est de bonne guerre !!!
Bonne fin de semaine à vous tous, bon week end et à bientôt !!!
jeudi 20 novembre 2008
mercredi 12 novembre 2008
Brouillon de vie
Ce soir j’emménage dans mon nouvel appart : il se situe dans une grande résidence (plus de 120 building d’une quarantaine d’étages autour d’un grand jardin) et appartient à une famille dont la fille souhaite partager les chambres vacantes. Une chinoise donc, très sympathique au demeurant, et un anglais, avec qui l’on s’est trouvé des atomes crochus. Cela a donc été plus vite que l’on aurait pu le craindre. Vous pouvez d’ailleurs m’appeler en tenant compte du décalage horaire (+7 en hiver, +6 en été) : 0086.1510.2111.074.
J’ai également pu commencer à travailler un peu : nous sommes déjà aller à la rencontre des personnes travaillant pour la société de portage qui nous héberge, qui se compose d’une dizaine de personnes, chinoises et françaises. Le nom d’Enéovia est quant à lui fièrement encastré dans le mur faisant l’entrée de nos locaux.
J’ai aussi pu commencer à découvrir quelques highlight de la ville. Pour faire court, cette ville est impressionnante, très moderne sur certains points, un peu moins sur d’autres. Pour être honnête, il faut quand même bien dire que mon arrivée ici n’a vraiment rien à voir avec le choc (ou la méga claque) ressenti à mon arrivée à Mumbai. La vie semble assez simple ici, les gens sont en général souriants même si peu parlent Anglais… (Arrrgg). A ce propos, je vais très prochainement monter deux étages supplémentaires dans la tour où je travaille, là ou se situe une école de Mandarin (Re-Arrrgg). Le rythme de croisière devrait être atteint lundi.
Mick, qui m’a accueilli ces quelques jours, m’a bien aidé, et je devrais bientôt être capable de voler de mes propres ailes. J’en ai profité également pour me mettre en relation avec les personnes que j’avais pu rencontrer à droite et à gauche et qui sont aujourd’hui sur Shanghai. Notamment un gars de mon école rencontré lors de la présentation UBI France, ainsi qu’un couple d’amis rencontrés en Inde (le monde est petit !!!).
Mais cela n’est pas le propos de ce billet, j’en dirai plus une fois que je serai un peu plus installé : je n’ai pas arrêté depuis que je suis arrivé (moyenne de 4 heures de sommeil par nuit, pointe à 5 la nuit dernière…).
Non, ce dont je voulais parler, c’est de ce sentiment du départ, mélange d’excitation et de tristesse. Excitation de découvrir un nouveau pays, de partir pour une mission extraordinaire et de participer à une belle aventure, tristesse de laisser derrière soi quelque chose qui tient à cœur, des gens avec qui l’on construit quelque chose pendant des années et qu’il faut laisser. Bon, en même temps, vous allez me dire, ça sent un peu le réchauffé cette histoire. N’empêche !!! Ca reste toujours un moment délicat à négocier. Ca va vous paraitre con, mais j’avoue, la lecture de mon ptit carnet m’a fait verser une larme. Chacun à votre manière (chacun son humour héhé), vous avez réussi à me faire ressentir quelque chose de vraiment fort au travers de ces quelques mots, ces quelques phrases, lus à 33000 pieds au dessus de Vladivostok...
J’ai également pu commencer à travailler un peu : nous sommes déjà aller à la rencontre des personnes travaillant pour la société de portage qui nous héberge, qui se compose d’une dizaine de personnes, chinoises et françaises. Le nom d’Enéovia est quant à lui fièrement encastré dans le mur faisant l’entrée de nos locaux.
J’ai aussi pu commencer à découvrir quelques highlight de la ville. Pour faire court, cette ville est impressionnante, très moderne sur certains points, un peu moins sur d’autres. Pour être honnête, il faut quand même bien dire que mon arrivée ici n’a vraiment rien à voir avec le choc (ou la méga claque) ressenti à mon arrivée à Mumbai. La vie semble assez simple ici, les gens sont en général souriants même si peu parlent Anglais… (Arrrgg). A ce propos, je vais très prochainement monter deux étages supplémentaires dans la tour où je travaille, là ou se situe une école de Mandarin (Re-Arrrgg). Le rythme de croisière devrait être atteint lundi.
Mick, qui m’a accueilli ces quelques jours, m’a bien aidé, et je devrais bientôt être capable de voler de mes propres ailes. J’en ai profité également pour me mettre en relation avec les personnes que j’avais pu rencontrer à droite et à gauche et qui sont aujourd’hui sur Shanghai. Notamment un gars de mon école rencontré lors de la présentation UBI France, ainsi qu’un couple d’amis rencontrés en Inde (le monde est petit !!!).
Mais cela n’est pas le propos de ce billet, j’en dirai plus une fois que je serai un peu plus installé : je n’ai pas arrêté depuis que je suis arrivé (moyenne de 4 heures de sommeil par nuit, pointe à 5 la nuit dernière…).
Non, ce dont je voulais parler, c’est de ce sentiment du départ, mélange d’excitation et de tristesse. Excitation de découvrir un nouveau pays, de partir pour une mission extraordinaire et de participer à une belle aventure, tristesse de laisser derrière soi quelque chose qui tient à cœur, des gens avec qui l’on construit quelque chose pendant des années et qu’il faut laisser. Bon, en même temps, vous allez me dire, ça sent un peu le réchauffé cette histoire. N’empêche !!! Ca reste toujours un moment délicat à négocier. Ca va vous paraitre con, mais j’avoue, la lecture de mon ptit carnet m’a fait verser une larme. Chacun à votre manière (chacun son humour héhé), vous avez réussi à me faire ressentir quelque chose de vraiment fort au travers de ces quelques mots, ces quelques phrases, lus à 33000 pieds au dessus de Vladivostok...
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