jeudi 20 novembre 2008

Premières impressions…

Les comparaisons paraissent parfois stupides… Cependant, mon expérience indienne me faisait forcément appréhender la chose : l’arrivée dans un pays que l’on ne connait pas, pour lequel on a signé un bail d’une durée assez importante est source d’appréhension. Je m’attendais donc au pire, à voir la misère partout, à proximité des richesses les plus criantes. Mieux vaut s’attendre au pire pour mieux se préparer…

Pour ceux qui se rappellent donc de mon premier jour à Bombay (ce qui ont la mémoire courte peuvent toujours aller aux premiers messages de ce blog héhé), mon arrivée ici a été au contraire des plus calmes. Tout d’abord mieux préparée. Je savais où j’allais aller, j’avais différents contacts sur place, et j’en connaissais probablement un peu plus sur la Chine que sur l’Inde. La comparaison stupide, donc… Alors que mon arrivée à l’aéroport de Mumbai s’est faite dans un chaos indescriptible (tant pis jme lance : nuage de pollution incroyable, atmosphère irrespirable, taux d'humidité proche des 100%, cohue dantesque de taxi drivers, mendiants et autre lépreux, qui tous m’agressent, me tirent sur la chemise, m’oppressent), l’arrivée à Shanghai se fait dans un aéroport tout ce qu’il y a de plus moderne, propre, dont les indications sont écrites en Anglais, desservi par des transports en commun derniers cris qui vous jettent à la figure toute la puissance Chinoise. A mon arrivée donc, Mick, mon pote Breton expatrié lui aussi, devait me retrouver à la descente du Maglev, le train à sustentation magnétique qui relie l’aéroport international au centre ville de Shanghai à vitesse raisonnable (60kilomètres en 8 minutes).

Le côté étrange de la chose pour nous, c’est le nombre de policier qui sillonne la ville comme l’aéroport. Une présence permanente du pouvoir Chinois qui surveille que tout se passe pour le mieux. Le côté comique, c’est quand ces policiers se mettent au garde à vous au départ du Maglev. A ce propos, une remarque que j’espère pouvoir développer un peu plus lorsque je comprendrai mieux comment fonctionne ce pays. La ville est un chantier permanent. Les plans de métro doivent être actualisé tous les mois. Les vieilles cahutes sont remplacées par des tours ultra modernes (en tout cas, elles le paraissent, mais ça aussi ce sera le sujet d’un prochain billet), et les quartiers populaires du centre de Shanghai sont peu à peu remplacés par des centre commerciaux et financiers à la pointe. Et chose étonnante, les expropriés (qui se comptent donc par dizaine de milliers) sont relogés un peu plus loin de la ville, dans des bâtiments souvent neufs, avec l’aide public. Ces gens n’auraient en effet pas les moyens de se reloger. Cela permet donc d’éviter à ces gens de se retrouver dans la rue, et de créer des sources de conflits supplémentaires. Sans trop rentrer dans les détails, cela démontre un certain état d’esprit. Peut être une crainte également. Les inégalités que créent nécessairement une croissance à deux chiffres créent forcément des rancœurs, qu’il faut savoir « contrôler ».

Fin de la parenthèse. Comme vous le voyez, les points de comparaison sont très peu nombreux. Ce qui frappe, quand même c'est cette vitesse à laquelle la ville vit sous nos yeux. Cette adaptabilité aussi, frappante lorsqu'on la compare avec nos pratiques européennes. Et cet aveuglement que l'on a nous, en France... Ce pays est en train de s'enrichir à une vitesse... là où la comparaison avec l'Inde serait judicieuse finalement, c'est sur ce point : le Chinois veut réussir, il veut bosser, il est prêt à tout pour s'en sortir. Sans porter trop le jugement, cela mérite quelques réflexions sur nos plaintes incessantes, encore une fois. Pour la petite histoire, et aussi dans le but de briser quelques lieu communs.. On estime à 100 millions le nombre de Chinois ayant atteint un niveau de vie équivalent à celui d'un cadre francais...

Lundi Pékin, Mardi Shanghai, mercredi Nankin, jeudi Shenzen, vendredi Hong Kong (j’ai finalement réussi à obtenir un passeport temporaire qui me permet de réaliser les démarches administratives pour le working permit et le resident permit à temps). Tournée des architectes Chinois et véritable commencement de ma mission ici. Une tournée au pas de charge qui devrait donc se terminer sur les plages de Hong Kong, histoire aussi de me réchauffer un peu les orteils et de me reposer après cette semaine de fou qui s’annonce.

Pour la bande des mandolineurs, sachez que je suis allé en boite hier, et j’étais le seul européen. Génial !!! Sauf que je crois que je plais beaucoup trop aux homosexuels au regard bridé. Voilà, vous pouvez vous marrer, c’est de bonne guerre !!!

Bonne fin de semaine à vous tous, bon week end et à bientôt !!!

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Patrick, pour ce genre d'aventure, le smiley marche toujours ! ! !

Benoît

Anonyme a dit…

Ah non! Pas de smileys, pour une fois que quelqu'un écrit du vrai Français sans mettre des smileys partout, et qu'il arrive à faire passer les emotions necessaires, moi je dis "continue comme ça Patrick"!

Sinon je t'envie beaucoup de vivre cette nouvelle aventure. Profites en bien avant que je vienne t'embeter sur place!

++

Greg

Anonyme a dit…

:-) jsuis d'acc les smileys c'est pour les pd . :-(

;-5 (celui là c'est une création)

Anonyme a dit…

Bonjour Patrick,
En présence de ta Maman je peux converser un peu avec Toi, je n'avais pas vu la rubrique commentaire, il faut dire que j'avais besoin d'une lumière.
Tu es en déplacement et tu dois bien profiter et porter sur ton blog Bisous de nous 2+1 =3 à plus
Simone et Pépé Djo

Patrick Kerfriden a dit…

Merci pour tous vos petits messages, il me font bine plaisir... Certains manquent un ptit peu de finesse, mais j'arrive à reconnaitre même ceux qui ne signent pas !!!

Va y avoir de la dénonciation !!!

Anonyme a dit…

trop bon cette vidéo....MDR avec ta tite tête bien fatiguée comme il faut ça fait plaisir!!! Bisous à toi
La Chieuse

Anonyme a dit…

Non mais je rêve: dernier texte écrit le 20 Novembre?? et on est le 10 décembre... moi qui attendais des nouvelles fraîches...
je propose de faire un système "le prochain numéro dans 15 jours" comme ca on aurait un rendez vous à suivre et on n'aurait pas à regarder la larme à l'oeil ton blog et voir que rien n'est écrit...

Un homme triste...