lundi 23 avril 2007

Une journée en particulier

Ici la carte de mon itinéraire (voir post suivant) dont le lien devrait lui normalement marcher...


Suite à une remarque de l’une de mes lectrices qui, à juste titre, me fait remarquer que mon blog est fortement édulcoré, je vais m’attacher à décrire plus précisément l’une de nos journées, celle que nous avons passé à Madurai.

5h50 du matin, descente du sleeper bus, la tête dans le c**, les yeux rougis par le manque de sommeil (dormir dans un bus n’est pas ce qu’il y a de plus reposant…). Les chauffeurs de rickchas nous harcèlent déjà par dizaine pour nous faire visiter la ville. Mais premier objectif pour nous, déposer nos sacs à dos bien encombrants et prendre un bon café qui nous remettra d’aplomb (pour moi ce sera trois). En regardant par la fenêtre, j’aperçois un éléphant qui s’approche. Oui, en plein milieu de la ville. Le patron, trop heureux de le voir près de son magasin, sort la bouffe, près de 10kilos de nourriture et envoie tout ça dans le gosier de l’animal. Un spectacle surréaliste en plein milieu d’une des artères principales de la ville. Finalement, nous convainquons le responsable de l’agence des government bus de nous laisser déposer nos sacs dans son agence. Nous allons pouvoir commencer notre périple…
Après une négociation serrée avec un rickchas, nous partons finalement à l’entrée du temple ou nous enlevons nos chaussures. Il est 7 heures du matin.
Après fouille au corps, nous entrons par la porte ouest, majestueuse. Après quelques minutes de marche, nous trouvons un gardien du temple trop heureux de nous voir débarquer, qui nous fait la causette pendant près de deux heures. Il nous explique qui sont représentés sur les portes et les édifices du temples : Ganesh, Shiva, sa femme. (si je me souviens bien, Ganesh en a eu pour sa part plus de 6000 dans sa vie…). Une conversation très intéressante qui mêle culture, histoire, bataille, et autres détails de la vie.
Nous partons ensuite pour le centre du temple. Une atmosphère dingue, à cent lieux de ce que nous pouvons trouver dans nos temples à nous. Les regards se font de plus en plus insistants au fur et à mesure que nous pénétrons dans le temple. Il faut dire que la plupart viennent ici comme pour un pèlerinage. On n’ose pas trop rentrer dans les bâtiments principaux. A raison, puisqu’un indien tout peint de la tête au pied nous explique que cette partie est réservée aux Hindous.
Finalement après trois heures de visite, nous apprenons que l’entrée du temple est payante pour les étrangers. Nous payons donc nos 50 roupies chacun alors même que nous allons bientôt en finir… C’est un des cotes de l’inde qui est le plus énervant, je crois. Un indien que j’ai d’ailleurs rencontré m’expliquait honnêtement que la plupart de ses compatriotes croient que tous les blancs ont une manne d’argent inépuisable.
Nous sortons du temple, déjà épuisé. Il commence à faire très chaud et l’on dégouline déjà (il n‘est pas encore 11 heures). Assailli de marchands de soies, de bijous et autres sculptures, nous nous réfugions dans un bar. Après quelques heures de flâneries dans les rues alentours (et quelques centaines d’invitation à rentrer dans les divers shops), nous nous dirigeons vers le bus station. La, on me charge environ 5 fois le prix normal (rickchas payé deux fois et deux fois le prix normal, service divers dont on ne sait pas ce qu’ils sont…) Bref, pas envie de me battre, je paie, résigné. Finalement le bus part. Avec une bonne heure et demi de retard sur le départ annoncé, mais il part. 5 heures après (durée initialement prévue : 4 heures), nous arrivons au pied de la montagne à gravir. C’est la que l’orage se met à se déchaîner. Honnêtement j’avais rarement vu cela. Une chute de température d’une bonne quinzaine de degré en l’espace de quelques minutes, et des trombes d’eau incroyable. Le driver du bus se croit dans un jeu vidéo, il accélère dans les lacets étroits qui monte vers Kumili ou les voitures n’ont pas même l’espace de se croiser… Silence dans le bus. On se demande si on va revoir nos mamans chéries. Finalement, on arrive, vivant. On attend 5 minutes, la pluie s’arrête. Le robinet vient de se fermer… Reste la rivière qui sert de route. On décide de marcher. On est trempée mais on s’en fout, il fait bon, on est vivant et de bonne humeur. On arrive finalement à notre hôtel vers les 8 heures et demi. Un cottage des plus mignons, tout en bois, avec vue directe sur le parc d’à coté. Un vrai ptit nid. C’est le luxe (pour 5euros par personne et par nuit). Bon l’eau chaude ne marche pas, l’électricité est coupée (orage oblige), mais on s’en fout, ya de l’eau, des serviettes, des bougies, des draps en soie et une moustiquaire. Que du bonheur. Ce soir, on va bien dormir…

Demain, levé à 8 heures, le trek nous attend dans la jungle…

3 commentaires:

Anonyme a dit…

hey patrick, ca a l air sympa ton voyage mais tu n as pas l air de choper beaucoup, si ?

hé hé hé

coach

Anonyme a dit…

Je reconnais bien la ton raffinement et ton cote fleur bleu, coach... tout dans la finesse et la delicatesse, j'adore. Alors sache que non, en Inde, tu chopes pas... à part des maladies. Ou une fiancée. Donc je m'abstiens...
Sur que t impressionné !!!

Anonyme a dit…

Ca fait plaisir de voir que les remarques formulées ont été entendues...Je préfère ce style d'écriture qui te ressemble plus! Bon périple avec tes parents (Darjeeling...Ca me fait rêver!!!!)
Merci encore pour tout!