mercredi 24 janvier 2007

premiere impression : 18.01.2007

Alors pour ce qui se poserait des questions (et aussi pour ceux qui seraient décus... ), je suis encore vivant...

Après presque une semaine passée en Inde, j'en profite que mon gregounet de colloc se soit effrondré après avoir mangé une bouffe bien à la francaise concocté par mes soins hier soir et que son estomac, trop habitué aux diverses épices durant ces six derniers mois, n'a pas pu supporter. Le pauvre est donc en train de se remettre après avoir rendu toute cette bonne nourriture que je lui avait fais avec amour.

Que dire de ce pays ? Ma première réaction après avoir attérri à l'aéroport de Mumbai a été de dire que ce pays était complétement taré, tout simplement. Histoire de vous expliquez un peu ce que l'on peut ressentir à visiter ce pays, je vais simplement vous raconter ma première journée.

Après m'être fais arnaquer dès l'entrée de mon premier taxi, je prend donc la direction d'Amboli, un des quartiers de Bombay, ou je vais dormir chez Smira, une indienne qui m'accueille pour la première nuit chez sa famille. Sur la route, les rikchas (sorte de taxi a trois roues) se melent aux taxis, aux bus, aux voitures et aux piétons. Ici d'ailleurs, les piétons n'ont pas priorité, vous avez donc intérêt à faire sacrément attention quand vous traversez, personne ne s'arrétera !!! Si vous ne voulez pas finir en short ou sous un bus, mieux vaut prendre son temps pour traverser. Inutile de dire que les passages "cloutés" sont là pour la décoration (lorsqu'il y en a...). Sur la route donc, le taxi se fraye un chemin comme il peut et s'arréte à un carrefour. Là, je regarde à gauche et je vois, en plein centre de Bombay (difficile de situer le centre de Bombay, cette ville compte 20 millions de personnes et presque autant de "centres") un bidonville crasseux, coincé entre deux immeubles gigantesques. Devant ce bidonville, un mome, qui tient son frere nu dans ses bras, porte des vétements aussi crasseux que l'endroit où il semble vivre. je tourne la tête et là, à ma droite, sans doute attirée par mes beaux vétements tout neufs et ma tete d'européens bien propre, une petite fille d'à peine 6 ans me mets le bras amputé de celui qui me semble être son père sous le nez, par la fenetre du taxi qui était restée ouverte, pour me réclamer quelques roupies. J'espère que l'on ne va pas rester coincé à ce carrefour trop longtemps... Finalement, le taxi repart et j'arrive finalement à destination, après ce qui ressemble plus à un rally raid qu'à une balade en ville. Là, Smira m'accueille gentiment et en voyant ma tete de déterré, me propose de dormir quelques heures avant que Gregory ne vienne me rejoindre et ne me donne un grand bol d'air. Je dors donc dans le salon, pendant que sa grand mère s'active autour de moi pour préparer le diner de ce soir. Il faut dire qu'ici, étant donné la concentration de population, la notion même d'espace privé, comme celle de vie privée d'ailleurs, n'a que peu de valeur... Malgré le bruit sourd et continu qui vient du dehors, j'arrive à dormir deux ptites heures, mais je suis bien trop énervé pour vraiment me reposer. Ce qui choque ici, c'est la concentration de personnes, le bruit, le ciel toujours nuageux (la météo annonce smoke tous les jours. Non pas foggy, smoke !). C'est aussi la gentillesse des gens (pour une grande majorité) ainsi que le calme de ces indiens. Mettez une ptite dose d'européen là dedans, ou encore pire, de parisiens, vous étes à peu près sur de voir un meurtre à un moment ou à un autre. Ici, pas de notion de temps, d'attente. La file d'attente à l'européenne n'a pas court, on s'entasse, on se fraye un chemin, on s'impose... Tenez, une petite foto de bombay vu du national park...


Autant vous dire que, meme si je savais à peu près ce à quoi j'aurais à faire à mon arrivée, cela fait un sacré choc. J'ai depuis pu visiter quelques endroits, m'adapter un peu à la facon de vivre. je suis maintenant installé dans mon appart ou nous sommes 5 (je dors pour ma part dans le salon). Le confort est sommaire mais en il n'y a pas trop de quoi se plaindre. L'eau courante n'est pas tout le temps disponible (en même temps c pas moi que ca va géner ) mais nous avons un vrai appart, internet, et un supermarché à l'occidentale à 5 minutes de riksha.
J'ai aussi commencer mon stage, le boulot a l'air assez épuisant (les indiens ne travaillent pas moins de 50 heures par semaine), mais intéressant. Ya plus qu'à, en somme...

Voilà, sur ce, je vais me faire une ptite bouffe et voir si mon colloc se remet de mon poulet basquaise, je vous embrasse et souhaite que tout va bien chez vous

1 commentaire:

Anonyme a dit…

salut c rod petit coup de blues je ne sais pas si tu as encore mon adresse alors la voila rod.biger@aliceadsl.fr alorsdit moi vers quelle tu traines sur le net que je te chope sur msn au faite envoie moi ton adressse je l'ai perdu pendant un format a biento!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!